Reiki Tao Tö Qi

L’état intérieur et l’intention d’aider du praticien sont deux des grandes spécificités du reiki tao tö qi

Liane Feder

maître reiki tao tö qi

La maîtrise de la pensée

Plus encore que l’acquisition de la technique et du savoir-faire, il est demandé au praticien qui fait un traitement de reiki tao tö qi de veiller à la qualité de ses pensées : plus il est capable de faire le vide à l’intérieur, plus fluide et puissante sera à travers lui la circulation énergétique. L’utilisation de la pensée dans les traitements n’est absolument pas secondaire : si on se laisse penser n’importe quoi pendant le traitement, l’énergie circule quand même, mais ce traitement sera de piètre qualité. Les bons praticiens maîtrisent le mouvement de leur pensée : ils savent que plus la pensée est maîtrisée, plus l’énergie afflue facilement…

L’intention d’aider

Pour traiter correctement son client, l’intention du praticien importe plus que le savoir-faire : j’ai l’intention d’aider et pour aider, je me mets au service d’une force plus grande que moi. Le mieux est même que le praticien ne croie pas savoir comment aider son client, qu’il ne se fasse pas une idée de ce qui serait bien pour cette personne : qu’il se mette en retrait et laisse tout cela au mouvement de la force à laquelle il se relie et qui circule à travers lui… La véritable intention d’aider n’impose pas ses solutions à l’autre : elle lui laisse de l’espace. En guise de préparation, le praticien peut se rappeler intérieurement, par exemple : mon intention est d’aider cette personne, je deviens le meilleur instrument possible, au niveau où je suis, et tout le reste dépend de la force du reiki, une force tellement plus grande que moi, qui sait mieux que moi et que je laisse circuler et agir à travers moi.

Le praticien de reiki tao tö qi cultive cet état d’esprit en ne se laissant aller ni à ses mouvements de sympathie, ni à ses mouvements d’antipathie face aux clients qui lui arrivent, pour acquérir une neutralité ouverte et bienveillante avec tous : ayant posé comme intention de servir au meilleur niveau possible et de s’en remettre à la force du reiki, il finit par aimer même les personnes pour qui il a a priori une aversion, et c’est juste ainsi, parce qu’en général, les aversions viennent de problèmes non résolus en soi qu’on projette sur les autres…

L’intention est tellement importante dans la pratique du reiki tao tö qi que si le praticien ne la pose pas pour chaque client, les symboles qu’il active en début de séance n’ont aucun effet ! Etant celui par l’intermédiaire duquel l’aide et la force vont venir, il doit renouveler son intention au début de chaque séance. Ensuite, il s’agit pour lui de faire le vide et de laisser faire. Plus il arrive à être en contact avec ce vide intérieur, qui en fait est une plénitude ressentie comme de la tranquillité, du calme et de la joie, plus le traitement est efficace.

La suite dans la revue n°36

Publié dans la rubrique SANTE, SPIRITUALITE, TRADITION du numéro
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Chanter les stances

Chanter consciemment des paroles sacrées,c’est poser une intention forte pour soi et pour les autres. Impossible qu’elle ne se réalise pas…

Ennea Tess Griffith

chanteuse-interprète et directrice de formation

Dans toutes les traditions spirituelles et religieuses, la répétition et le chant de paroles sacrées sont une activité des plus importantes. Nous le faisons encore le dimanche dans nos églises, mais certains hommes et certaines femmes s’y consacrent pleinement dans le secret de leurs temples, de leurs ermitages ou de leurs monastères. Nous, qui vivons dans le monde, participons de ce travail, dont nous verrons bientôt l’effet immense, chaque fois que nous nous réunissons pour chanter les stances.

Les stances, qu’est-ce que c’est ?

On nomme stance en poésie ce qu’on nommerait strophe dans une chanson, c’est-à-dire un nombre défini de vers ayant un sens complet en eux-mêmes.

Selim Aïssel a retranscrit pour l’homme et la femme d’aujourd’hui des stances d’origine très ancienne et les a rassemblées dans un recueil intitulé Le Chant de l’Eternité : il s’agit de 99 stances - comme les 99 attributs de Dieu ? -, dont chacune décrit sous forme poétique l’une des plus grandes qualités humaines : amour, courage, loyauté, générosité, joie, espérance, pardon, compassion, hospitalité… Selim Aïssel nous dit que nous ne pouvons même pas soupçonner le potentiel d’action des stances, tant il est immense en termes de guérison : la guérison du corps physique et la guérison de l’état psychologique, la guérison de l’âme et la guérison de l’esprit, la guérison de l’individu et la guérison de l’humanité.

Les stances ont une action à la fois à un niveau tout à fait matériel et physique, et à un niveau beaucoup plus subtil, qui est celui de l’âme et de l’esprit.

La suite dans la revue n°36

Publié dans la rubrique ART, CULTURE, SPIRITUALITE, TRADITION du numéro
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Le chemin sextuple

Jocelyne Herz

auteur

Les enseignements traditionnels s’accordent à dire qu’une manière réellement efficace de changer le monde est de commencer en changeant cette petite partie du monde que nous sommes individuellement… et qu’une manière réellement efficace de nous changer individuellement est de forger sa volonté. Comment ? Par la discipline, qui consiste à pratiquer divers exercices, comme le proposent toutes les spiritualités, des dix commandements aux vertus christiques ou aux enseignements bouddhistes…

La pratique des qualités morales du chemin sextuple est une pratique bouddhiste qui a imprégné les “écoles de sagesse” traditionnelles, puis la théosophie et l’anthroposophie. Ce chemin montre de quelle manière on devient présent au monde extérieur et aux autres par le développement intérieur de certaines qualités.

Nécessité du rythme

Pour mener à bien les exercices qui suivent, il est absolument nécessaire d’adopter un rythme, que chacun peut choisir à sa convenance. Il ne s’agit pas de chercher à développer les six qualités simultanément ; il est même souhaitable de pratiquer seulement le premier exercice, cinq minutes par jour, pendant un mois. A l’issue de cette période, l’on rajoutera le deuxième exercice, que l’on pratiquera avec la même régularité. Au bout de six mois, l’on peut être en mesure de pratiquer les six exercices quotidiennement, ou bien de pratiquer de façon rythmique la succession des exercices. Il n’est pas nécessaire de pratiquer chaque exercice strictement pendant un mois, on peut le faire pendant cinq, dix, quinze ou vingt jours : l’important est leur succession juste dans l’ordre indiqué.

La suite dans la revue n°36

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Le grand secret de l’intention

Idris Lahore

psycho-anthropologue

Le champ de nos pensées

Il y a quelques jours, j’ai demandé à un ami psychiatre de vérifier quelques éléments concernant la puissance électrique du cerveau et du cœur. Comme toute activité, l’activité du cerveau et l’activité du cœur produisent des champs électriques et des champs magnétiques. Pour tous ceux qui, comme moi, n’y comprennent pas grand-chose, ceci signifie à peu près ceci : s’il se passe quelque chose dans mon cœur ou dans mon cerveau, c’est comme si des ondes partaient de là, avec une certaine puissance et jusqu’à une certaine distance. Si je pense (ressens) quelque chose, mes pensées (mes émotions) produisent un champ électromagnétique mesurable par les appareils de la science moderne. Ce champ s’étend à mes voisins : ils sont dans le champ de mon activité cérébrale et de mon activité cardiaque. Les personnes qui m’entourent, donc mes voisins ici dans cette salle, baignent dans le champ de ce que je pense et de ce que je ressens. D’un point de vue énergétique, nous baignons tous dans un grand champ où tout ce que nous pensons et ressentons se mélange.

La majorité des personnes présentes essaient de suivre le développement de la pensée que nous sommes en train d’étudier ensemble. Par conséquent, le champ de cette pensée devient relativement puissant, et c’est ce qui permet à certains d’entre nous - qui ne sont peut-être pas très rapides au niveau de la pensée, ou qui ne sont pas spécialement intellectuels - de comprendre des notions qu’ils ne comprendraient pas s’ils ne baignaient pas dans le champ de tous ceux qui sont présents ici. Ceci parce que nous sommes tous affectés par les pensées les plus puissantes qui se trouvent dans les lieux où nous nous trouvons. Ceci signifie que, dans votre vie, la ou les personnes avec qui vous pensez quelque chose n’est pas indifférent.

Le champ de nos émotions

Pour ce qui est de nos émotions, ceux qui font actuellement des recherches dans ce domaine savent que toutes les émotions que nous ressentons affectent le fonctionnement de notre cœur (pas seulement du cœur, mais en particulier du cœur). Cette influence elle aussi se mesure précisément avec certains appareils ; en fonction de l’émotion que nous avons, le champ qui se crée est d’une intensité plus ou moins élevée. Lorsque vous vous trouvez à côté de quelqu’un qui ne va pas bien, vous pouvez souvent le ressentir même si vous ne lui parlez pas et que vous ne connaissez pas son état : vous êtes dans son champ, quelque chose de lui se passe en vous. Plus on est sensible, plus on remarque ces phénomènes. Mais connaissez-vous la différence de puissance entre le champ électrique et magnétique du cerveau et le champ électrique et magnétique du cœur ? Nous allons demander à cet ami psychiatre ce qu’il pensait avant d’avoir vérifié les données que je lui demandais de vérifier…

Auditeur (psychiatre) : Comme le cerveau est pour moi une sorte d’usine électrique du corps, je me disais que ses champs électriques et magnétiques l’emporteraient sur ceux du cœur…

En réalité, le champ électrique créé par les émotions qui nous habitent, donc par l’activité de notre cœur, est entre 10 et 100 fois plus puissant que le champ électrique créé par l’activité de nos pensées et notre cerveau. Ensuite, lorsqu’on examine le champ magnétique créé par l’activité du cœur, la surprise est encore plus grande : le champ de forces de notre cœur, c’est-à-dire de notre monde émotionnel, est entre 100 et 1000, voire 2000 fois, plus puissant que le champ magnétique de nos pensées, de notre activité cérébrale. Etonnant, n’est-ce pas ?

La suite dans la revue n°36

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QUELLE SAGESSE POUR AUJOURD’HUI ?

L’éveil des consciences à grande échelle

Michel Savage

coach

Une sagesse oubliée ou dépassée ?

Notre monde est secoué par une crise sans précédent. Ce n’est plus aujourd’hui un scoop pour personne, bien que peu de gens mesurent l’ampleur des défis qui nous attendent : pression démographique, épuisement des ressources, disparition des abeilles et réchauffement climatique se conjuguent pour menacer notre espèce d’extinction à la suite de tant d’autres, sans parler de l’explosion des maladies liées aux différentes formes de pollution et des risques de cataclysme social. Notre espèce, dernière apparue sur Terre, menace aujourd’hui la planète elle-même avec son modèle de croissance à mesure que les besoins s’accroissent avec quatre pays émergents qui représentent à eux seuls près de la moitié de la population mondiale. Bref, le Titanic est en train de sombrer tandis que l’orchestre continue à jouer. A une telle échelle, nos prouesses technologiques peuvent précipiter notre déclin si nous n’opérons pas un revirement immédiat. Ce ne sont pas tant nos progrès scientifiques et techniques qui sont en cause que notre état d’esprit. De deux choses l’une : soit la sagesse qui a prévalu au cours des derniers millénaires a été perdue, oubliée ou occultée, soit elle est toujours bien vivante mais ne suffit plus à nous préserver du désastre. Dans un cas, il s’agit de la restaurer, dans l’autre de la réviser au plus vite. Quelle option choisir ?

Petite histoire de la sagesse

Pour le savoir, il nous faut observer le monde comme le reflet de la sagesse qui y prévaut. Les crises de société ont toujours marqué le passage d’une logique à une autre. Une nouvelle civilisation surgit chaque fois que la vision du monde dominant jusqu’alors n’offre plus de réponse suffisante pour maintenir l’ancienne en place. A noter que l’apparition d’une nouvelle logique ne fait pas disparaître les plus anciennes, qui vont se maintenir plus ou moins en marge selon le modèle dominant. Or, qu’observe-t-on en tournant notre regard vers les origines de l’humanité ? Les premières tribus nomades vivant de la chasse et de la cueillette nous ont laissé des traces permettant de croire qu’elles percevaient leur environnement animé par des esprits qu’il fallait se concilier. Quiconque n’adhérait pas aux croyances animistes et aux rites de la communauté était passible de mort, car il menaçait sa survie. Aujourd’hui, nous qualifions ce rapport avec le monde invisible de pensée magique. Est vrai ce qui apaise le monde des esprits et permet de survivre.

La suite dans la revue n°35

Publié dans la rubrique CULTURE, SOCIETE, SPIRITUALITE, TRADITION du numéro 34
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La double biographie de l’être humain

Apprendre à rester serein intérieurement quoi qu’il se passe dans le monde extérieur…

Pascale Ash

auteur, élève de la 4e Voie

La 4e Voie nous dit qu’il existe deux types de psychologies : celles qui considèrent que l’être humain apparaît sur terre comme un être neuf et celles qui considèrent au contraire qu’il vient d’un ailleurs (qui reste à définir). Cette seconde optique considère que l’être humain naît avec une certaine structure de son psychisme et de son esprit, différente selon chaque individu, cette différence étant attribuée, selon les théories, à l’hérédité, au hasard, à la réincarnation ou à la récurrence ou éternel retour.

L’être humain naît avec une structure intérieure

Personnalité et essence

Si l’être humain naît avec une structure intérieure, qu’on peut aussi appeler son être profond ou son “essence”, cette essence n’est que peu capable d’évolution. Dès les premières années de sa vie, les parents commencent à éduquer l’enfant, ce qui revient à dire qu’il arrête de se développer de façon naturelle. Cette période signe l’arrêt du développement de l’essence, qui reste donc dans un état infantile, et le début de la formation de la personnalité.

Comment définir la personnalité ? Elle est tout ce qui a été mis au fil du temps dans l’individu depuis l’enfance : tout ce qui lui est apporté de l’extérieur par l’éducation, les conditionnements, plus tard les études, les expériences de vie, les influences subies… Sous les couches (on parle aussi de voiles) successives de tous ces apports, l’essence disparaît de plus en plus et ne peut pratiquement plus se manifester.

Il peut arriver un moment où l’être humain se rappelle, même confusément, l’existence de quelque chose de différent de ce que le monde extérieur a mis en lui et où il décide de partir à la recherche de son être véritable. C’est le début de la “deuxième éducation”, celle de l’essence, de son monde intérieur. L’essence ayant été recouverte par la personnalité, la première démarche sera un travail de reconnaissance et de dévoilement : l’on commencera à s’observer pour reconnaître et enlever les voiles de la personnalité. La volonté de reconnaître la personnalité, et tout ce qu’il y a d’artificiel en elle, est le début du véritable chemin de connaissance de soi, mais non pas d’après une théorie sur la nature de l’être humain comme il en existe tant - psychologiques, philosophiques, religieuses et même politiques ou économiques - mais par l’observation de soi. A partir de ce moment, la personnalité cède le pas à l’essence, qui redevient le véritable centre de gravité de l’être humain, s’il le décide… car, de façon naturelle, l’être humain ne connaît pas la troisième étape possible de l’évolution : il doit la décider.

La première démarche sera un travail de dévoilement

La deuxième éducation

La première éducation a été celle de la personnalité, faite dans et par la vie ordinaire. Quelque riche qu’elle puisse être, l’éducation de la vie ne rapproche pas de l’essence même si, plus la personnalité est riche et forte, mieux elle permettra à l’essence de se développer, parce que tout ce que la personnalité a acquis de positif devient un jour une nourriture pour l’essence. Mais la seconde éducation, qui est donc la troisième étape du développement possible de l’être humain, le développement de l’essence, ne peut se faire qu’aux dépens de la personnalité : il faut que l’une diminue pour que l’autre croisse, que les attraits du monde extérieur laissent place à l’observation du monde intérieur…

La suite dans la revue n°35

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Selim Aïssel, à propos du canular spirituel de 2012

Contrairement à ce que racontent tous les amateurs dans le domaine spirituel et ésotérique, 2012 n’est pas une année majeure dans l’évolution des êtres humains ou de la Terre. La vérité est que nous vivons une étape difficile pour la Terre et ses habitants. Pour certains êtres humains, cette étape est une chance, s’ils ne font pas partie de la majorité ne s’intéressant qu’au bien-être matériel. C’est une chance de prise de conscience non seulement terrestre et écologique, mais aussi spirituelle. C’est une possibilité d’élargissement de leur conscience dans un champ de conscience supérieur, à condition de ne pas se laisser entraîner dans les errements fantaisistes des “channelers” et des soi-disant esprits supérieurs qui s’expriment à travers eux, chacun prétendant être l’esprit désincarné d’un maître, d’un ange ou d’un dieu, pour donner plus de valeur aux fausses informations spirituels qu’ils véhiculent.

Heureusement, au plus tard en 2013, chacun pourra se rendre compte de l’ignorance des esprits supérieurs de tous les maîtres ascensionnés et autres anges et dieux qui se sont exprimés à travers les channelers !

Cependant, je ne me fais aucune illusion : tous ces esprits soi-disant supérieurs trouveront toutes sortes de prétextes et de justifications pour leur erreur de pronostic et je sais aussi qu’il y aura une foule de crédules pour les croire encore une fois.

Je considère pourtant notre époque comme extrêmement favorable à l’éveil, la réalisation et la libération spirituels de ceux qui s’y destinent. Pour cette minorité, le contact conscient avec le mouvement et la force de l’Origine, dont tout vient et où tout retourne, peut devenir une réalité concrète, à condition d’être guidé dans la voie spirituelle qui y conduit, guidé non pas par des esprits désincarnés, mais par l’un des maîtres vivants, qui lui-même a reçu cette guidance d’un autre maître vivant.

Je fais actuellement un travail important pour transmettre mon enseignement de la psycho-anthropologie car, au milieu d’un monde d’illusions, elle fait partie des rares voies spirituelles authentiques.

Je fais remarquer également que la peur de catastrophes à venir ne peut pas être une motivation sérieuse sur un chemin spirituel. Seule une aspiration profonde de l’âme peut se mettre en résonance avec l’Esprit de l’Origine.

N.B. - Selim Aïssel, tout en sachant les catastrophes écologiques à venir, ne croit ni à l’inversion des pôles, ni à la date fatidique du calendrier maya et autres prédictions New Age. Selon lui, toutes ces datations sont liées à l’ignorance spirituelle et à des interprétations fantaisistes de chercheurs parfois sincères, mais ignorants.

La suite dans la revue n°35

Publié dans la rubrique SOCIETE, SPIRITUALITE, TRADITION du numéro 34
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L’homme et l’évolution

Servir l’évolution des mondes en évoluant soi-même

Ennea Tess Griffith

formatrice en Psychologie Essentielle

Interdépendance

Nous l’avons vu dans le dernier numéro de Science de la Conscience, le principe du maintien réciproque des différentes classes d’êtres peut être considéré comme la grande loi de l’écologie cosmique universelle. Ce principe explique l’interdépendance de tous les êtres dans tous les mondes, aussi bien le monde matériel que le monde suprasensible ou spirituel. Toutes les classes d’êtres sont liées de façon indissociable les unes aux autres dans ce grand système que représente l’univers. Chacune de ces classes d’êtres produit une énergie nécessaire au fonctionnement d’une ou plusieurs autres, et si l’une venait à ne plus produire l’énergie suffisante, une autre classe devrait y suppléer. Sinon, il y aurait un trou dans le système, une sorte de trou noir qui démantèlerait l’ensemble du système cosmique et aurait pour conséquence l’arrêt de toute évolution possible pour toutes les classes d’êtres qui en font partie, du moins jusqu’à un certain niveau. Seules seraient sauvées les classes d’êtres créatrices, capables de créer à nouveau des mondes inférieurs à elles-mêmes. Pour les autres, cela signifierait la disparition.

Toutes les classes d’êtres sont liées

de façon indissociable

Le rôle des espèces animales

Nous pourrions étudier les rouages de cette interdépendance à n’importe quel niveau. Prenons le monde animal, dont nous avons expliqué qu’il est comme un retardataire de l’évolution humaine. Chaque espèce animale porte en elle une qualité, une faculté, une caractéristique, que l’homme aussi porte en lui, mais comme un défaut… puisque cette “qualité” ne devrait pas caractériser l’humain. Comme ce défaut vit dans l’espèce animale, il se manifeste peu (ou devrait se manifester peu) dans la psychologie humaine. Nous allons en réalité découvrir que les “qualités” qui caractérisent les différentes espèces animales correspondent en l’être humain aux diverses émotions négatives : la peur de la souris, l’orgueil du coq sur son tas du fumier, la malice du singe, la vanité du paon, la férocité du tigre…

La suite dans la revue n°34

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La loi de cause à effet

Pour mieux comprendre la situation
dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui

 

Coline d’Aubret

formatrice en Psychologie Essentielle

 

A l’échelle humaine, que ce soit au plan individuel ou collectif, la loi de causalité peut de façon simple s’énoncer comme suit : je pose un acte, j’en récolte la conséquence, l’action négative que je fais aujourd’hui aura des conséquences désagréables dans le futur, l’action positive aura des conséquences agréables.

 

Origine des actions négatives

Nous le savons… mais alors, pourquoi faisons-nous “quand même” des actions négatives ? D’une part, parce que nous ne maîtrisons pas suffisamment nos émotions négatives et nos “traits négatifs du caractère” (voir l’encadré) ; d’autre part, parce que nous sommes dans l’ignorance, la méconnaissance de ce que nous sommes réellement, que nous vivons dans l’illusion.

 

Prisonniers du passé

Les enseignements spirituels ont pour but de  nous faire prendre conscience des émotions et traits négatifs qui nous manipulent, et de nous sortir de l’ignorance (ou l’illusion) dans laquelle nous vivons, pour nous conduire à une meilleure perception du réel. En attendant que ce changement s’opère en nous avec le temps, nous restons prisonniers des actes négatifs que nous avons posés dans le passé et qui nous mettent aujourd’hui dans des situations désagréables…

Le remède est simple à comprendre, plus difficile peut-être à mettre en œuvre : si nous voulons à l’avenir vivre des situations agréa­bles plutôt que désagréables, nous devons arrêter d’agir négativement - en pensées, en paroles et en actions. Tant que nous conti­nuons à penser, parler et agir négativement, nous semons pour nous-mêmes les graines d’un avenir déséquilibré.

 

Trois actions physiques néfastes

Elles sont au nombre de trois.

Tuer

Tuer ce qui vit, ce qui a de la vie, que ce soit un être humain, un animal, ou même une mouche. Le principe veut que celui qui tue… sera un jour tué.

Qu’en est-il des plantes ?

Semer des plantes, les cueillir, les récolter, c’est agir encore dans le respect de leur vie. Par contre, fabriquer des plantes qui ne sont plus capables de se reproduire, des hybrides, des O.G.M., c’est commencer à tuer les plantes, et quand un tel phénomène est enclenché, c’est très mauvais signe pour l’avenir de l’humanité : un jour, les plantes arrêteront pour de bon de se reproduire, et s’il n’y a plus de plantes, les autres êtres vivants ne pourront plus non plus se reproduire. Avec les manipulations qui se font actuellement, nous sommes en train de programmer la mort de la planète.

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Publié dans la rubrique PSYCHOLOGIE, SPIRITUALITE, TRADITION du numéro 33
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Du Big Bang à l’apparition de la vie 2

Anthroposophie et astrophysique : deux visions inconciliables

 

Jean-Marie Gries

enseignant

 

La loi de la réincarnation

Pour l’anthroposophie de R. Steiner, l’homme occupe dans l’univers une place centrale et la loi de la réincarnation s’applique aussi bien au microcosme qu’au macrocosme. Pour l’être humain, cette loi peut se comprendre de la façon suivante : l’être humain vit dans un environnement qu’il s’est lui-même façonné par ses actes. L’environnement correspond exactement à ce qu’est devenu l’être humain. Notre présent s’appuie sur notre passé, il y a dans notre vie une cohérence, et elle est liée à notre mémoire. Pendant notre sommeil, nous perdons conscience de nos activités du jour, mais le lendemain, au réveil, nous nous retrouvons dans les situations que nous avons créées la veille (le bureau que nous n’avons pas rangé, le reproche que nous avons fait à notre conjoint…), dans la suite logique de nos occupations ou réalisations de la veille. Il en va de même pour nos incarnations successives : notre esprit intègre un nouveau corps soumis aux lois physiques du moment, mais ce sont les actes, les qualités développées ou les fautes commises dans une vie précédente qui conditionnent notre nouvelle vie.

 

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Les pentagones

Pour mieux comprendre le rôle des être humains sur cette planète

 

Pascale Ash

auteure

 

L’étude des classes d’essences (voir article p.12) et de leurs interrelations est un modèle qui éclaire d’un nouveau jour le sens de la vie humaine, en permettant de mieux comprendre la structure du monde, la place de l’être humain dans les différents règnes de la nature terrestre et la place qu’il peut prendre dans l’ensemble de l’évolution universelle…

 

Rappel

Il existe de nombreuses façons d’envisager la création, et la notion de classes d’essences en est une parmi d’autres. Le cosmos est divisé en douze classes, dont huit que l’être humain peut appréhender par ses sens physiques : de la plus indifférenciée, l’élément énergétique appelé chaleur (mais qui n’est pas que de la chaleur) jusqu’aux mondes animal et humain, en passant par les éléments simples (les sels minéraux), les sols (élément déjà vivant), le monde végétal (première classe d’êtres vivants), puis les invertébrés. Au-dessus du monde humain se si­tuent des entités que l’homme ne peut pas saisir par ses sens : celles qu’on appelle les entités supérieures, angéliques ou hiérarchiques, puis la triade divine, que le christianisme appelle le Fils, l’Esprit-Saint et le Père.

Il ne suffit cependant pas de classer les essences : il est important de saisir leurs interrelations car, entre elles, est à l’œuvre un grand principe, dit du maintien réciproque : toutes ces classes d’êtres sont étroitement dépendantes les unes des autres.

Pour mieux comprendre cette interrelation, nous utiliserons un symbole, le pentagone. En plaçant, à la pointe du pentagone, l’essence que nous examinons et dont nous voulons comprendre la quintessence, nous trouvons à l’angle inférieur proche de la pointe du pentagone l’essence immédiatement inférieure dans l’échelle et, à l’angle supérieur, la classe immédiatement supérieure. Aux deux autres angles plus éloignés, se trouvent l’essence productrice d’énergie pour l’essence que nous étudions, et l’essence pour laquelle cette dernière produit elle-même de l’énergie. Telle est la relation.

C’est ainsi qu’on peut matérialiser les relations réciproques de chaque classe d’essence. Le pentagone permet de comprendre à la fois les êtres en eux-mêmes et le sens de leur existence par rapport aux autres êtres. Chaque classe est productrice d’énergie pour une autre et reçoit elle-même de l’énergie d’une autre encore…

 

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Les classes d’êtres

Comprendre le principe du maintien réciproque

 

Ennea Tess Griffith

formatrice en Psychologie Essentielle

 

Préambule

Dans la Genèse, Dieu dit à l’homme : “Voici, je t’ai placé devant la vie et la mort, je t’ai placé devant la bénédiction et la malédiction. Choisis, choisis la vie pour toi et tes descendants, afin que vous viviez.” L’homme est placé devant un choix, à chaque instant. A chaque instant, il peut choisir entre la vie ou la mort, la vie ou la mort de l’esprit, la vie ou la mort de l’âme, la bénédiction ou la malédiction, la paix ou la guerre. Ensuite, il ne fait pas seulement ce choix pour lui, mais aussi pour les siens et pour les générations futures : il s’agit de permettre l’évolution de toute l’humanité.

Le principe du maintien réciproque est celui qui peut le mieux faire comprendre à l’être humain le sens de sa propre évolution et le lien qui le relie à toute la créa­tion. Malheureusement, il en est de ce principe spirituel comme des autres : la plupart des hommes l’ignorent, et même lorsqu’ils le connaissent, ils n’en tiennent pas compte, par ignorance ou par égoïsme. Ils ne se rendent pas compte qu’en polluant la Terre, ils se polluent eux-mêmes. La pollution a non seulement une influence sur notre état physique, mais aussi sur notre psychisme et par là, peu à peu, sur notre évolution spirituelle elle-même. C’est pourquoi il est important de soutenir les mouvements écologistes qui se battent pour la Terre, les plus matérialistes comme les plus spirituels.

 

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Du Big Bang à l’apparition de la vie

Jean-Marie Gries

En réfléchissant à cet article, je pensais mettre en parallèle la vision scientifique de l’origine du monde avec la description donnée par l’anthroposophie de Rudolf Steiner. J’espérai que les deux visions allaient pouvoir se compléter au niveau, entre autres, des descriptions événementielles, mais j’ai rapidement vu la difficulté de faire coïncider des points de vue très différents sur le monde et l’univers. Pour l’un, l’Univers est “habité”, il est le “ciel des dieux” ; pour l’autre, il n’est que matière, et même pire : il est essentiellement “vide”, un grand vide entre des étoiles éparses.

Pour la science, il ne peut être question de dieu créateur. Elle nous décrit les phénomènes qui, selon elle, ont eu lieu en des temps reculés et estimés par elle à 13,7 milliards d’années. L’astrophysique décrit le monde selon ses propres critères (parmi lesquels on trouve les forces, le temps, les particules élémentaires, la matière, l’énergie, la température…), en se référant à la théorie qui est le reflet actuel de son niveau de connaissance mais qui, comme toute théorie, pourra être complétée, voire contredite, par de nouvelles observations, afin de “coller” au mieux aux phénomènes observés.

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La science des idiots

Pascale Ash

Gurdjieff l’appelait l’échelle des Idiots. Idries Shah parlait de la “sagesse” des Idiots et les innombrables histoires de l’incomparable Mulla Nasrudin sont désormais connues d’un vaste public. Selim Aïssel, quant à lui, nous dit que la science des Idiots est un synonyme de “la sagesse des Maîtres”…

Le mot “idiot” vient du grec et signifie : “Selon sa propre nature, être selon sa propre nature”. Il ne s’agit par conséquent pas d’une insulte, même si notre cerveau, dans sa mécanicité, conserve un relent du sens péjoratif dans lequel le mot est habituellement utilisé.En tout état de cause, cette science spirituelle donne un éclairage sur les différents niveaux de conscience qui séparent l’être humain ordinaire de l’éveillé, l’état de conscience le plus bas de l’état de conscience le plus élevé. Un aperçu de cette science donnera, avec humour peut-être, matière à réflexion à qui s’interroge sur l’avènement d’éventuelles machines spirituelles…

 

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La place de l’homme dans l’univers

Ennea Tess Griffith

Animal ou ange ?

Les traditions disent que l’homme se situe entre l’animal et l’ange : il est voué à l’animalité, sauf s’il comprend l’importance de lutter contre ses instincts animaux, égoïstes. L’homme est le seul être vivant capable de choisir son destin. Il peut choisir de connaître l’état “angélique” ou de n’être rien, et même de devenir pire qu’un animal. Celui qui choisit d’évoluer vers un état réellement humain, aura à commencer un travail, qui le mènera à une plus grande connaissance, une plus grande conscience et une plus grande pratique des qualités humaines.

 

L’énergie animale

Les animaux produisent une énergie particulière et quand celle-ci vient à manquer, l’être humain peut y suppléer et en produire lui-même, par le dévouement conscient et volontaire à une cause élevée, qui peut être la sienne propre lorsqu’il essaie d’évoluer personnellement, ou le bien de ceux qui l’entourent, ou encore une grande idée au service de l’humanité. Si trop peu d’hommes fournissent cette énergie, il faudra, pour compenser, davantage de morts humaines (pandémies, cataclysmes, guerres…).

De plus, moins il y aura d’animaux, plus les humains se multiplieront parce que, dans la mort d’un humain devenu presque un animal, a lieu le même processus nécessaire d’échange d’énergies.

 

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