Constellations familiales

revue-29web-14.jpgrevue-29web-14.jpgrevue-29web-14.jpg

selon Bert Hellinger et selon Idris Lahore

Idris Lahore, philosophe et psycho-anthropologue

interview Maya Ollier

Madame M.O., directrice de la rédaction de la revue trimestrielle Science de la Conscience, a couvert le colloque international de psychogénéalogie de Lyon en novembre 2007, dont Idris Lahore était l’un des intervenants principaux, à côté d’Anne Ancelin Schutzenberger, “mère de la psychogénéalogie” et auteur du best-seller mondial “Ciel, mes aïeux !”.

 

Hommage à Anne Ancelin Schutzenberger et à Bert Hellinger

Question de M.O. : A côté de vous, l’autre intervenante “vedette” du colloque international de psychogénéalogie de Lyon était Anne Ancelin Schutzenberger. Elle s’est exprimée assez négativement à propos de Bert Hellinger et des constellations familiales. Qu’en pensez-vous ?

I.L. : A l’évidence, Madame Ancelin Schutzenberger n’est pas une spécialiste des constellations familiales. De plus, je ne connais pas son argumentation. Mais je crois avoir compris que sa négativité s’adresse à Bert Hellinger personnellement. Je peux aussi imaginer qu’une femme de cette intelligence peut être critique quant à la façon dont certains utilisent les constellations, ou bien encore qu’elle appartient à une “école de pensée” dont les théories n’intègrent pas nos modèles de constellations ou leurs applications. Chacun a droit à ses idées et à ses théories.

 

Et vous, que pensez-vous de Monsieur Hellinger et de son travail ?

J’aimerais d’abord rendre un hommage appuyé à cet homme, grâce à qui la méthode des constellations s’est répandue dans presque tous les pays du monde. Il a été l’instrument de cet essaimage. Certainement que sa vie et son œuvre ont été mises au service, ou plutôt comme il le dit lui-même, “prises au service” de quelque chose de plus grand, peut-être le champ morphique des constellations. Quant à moi, je ne peux que m’incliner devant son destin, pour le moins remarquable…

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Les bienfaits de la méditation

revue-29web-13.jpgAucune connaissance de soi véritable n’est possible sans la méditation.

 

Ennea Tess Griffith

directrice de la Libre Université du Samadeva

 

’imagerie médicale a permis de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau. Elle a également permis de découvrir quelles activités étaient nocives, et quelles activités étaient bénéfiques, pour le cerveau, mais aussi, évidemment, pour l’être humain dans sa globalité. Parmi ces activités, la méditation, qui est devenue à la mode dans des milieux qui lui étaient a priori hostiles auparavant. Même le magazine américain “Time” faisait récemment sa une sur “la science de la méditation”. Et l’on réalise que, progressivement, les scientifiques démontrent comme “vraies” des connaissances transmises depuis toujours dans les traditions spirituelles…

Du silence de la pensée à la conscience véritable

La méditation a comme nature profonde le silence intérieur, et lorsqu’on n’a pas encore atteint cet état, elle consiste à faire les efforts qui peuvent y conduire. Pour cela, il faut que l’esprit devienne réceptif, en se taisant, ce qui permet à “autre chose” de se manifester, qui le dépasse. L’on peut alors entrer dans des couches plus profondes de la conscience, mais encore une fois, ce n’est possible que si l’on arrête de penser et qu’on est calme intérieurement : c’est dans le silence qu’on peut toucher au mystère de la vie, au mystère de l’être, et y toucher non pas uniquement par la pensée ou par l’émotion, mais par tout son être. Il est par conséquent essentiel de comprendre qu’il faut cesser d’être actif en pensée pour qu’une autre activité de l’esprit puisse s’installer…

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Perceptions représentatives

revue-29web-12.jpgNeurones miroirs, physique quantique, champs morphiques et constellations familiales

Idris Lahore

philosophe et psycho-anthropologue

 

Le phénomène de base sur lequel s’appuient les constellations familiales est celui des perceptions représentatives. Celles-ci se manifestent dans les représentants que le client a choisis pour se représenter lui-même et pour représenter certains membres de sa famille. Nous ne discuterons pas de la réalité de ce phénomène qui ne peut plus être mis en doute que par ceux qui ne l’ont pas vécu et sur les bases de critiques théoriques et dogmatiques. Nous essaierons de montrer comment la connaissance actuelle en physique quantique et en neurobiologie du cerveau d’une part, en psychologie et en théorie des champs d’autre part, peut nous conduire à des hypothèses à propos de phénomènes apparemment incompréhensibles, mais observés des milliers de fois lors des constellations. Peut-être ceci permettra-t-il de rattraper le retard cognitif que les constellateurs ont pris par rapport à leurs expériences pratiques ou cliniques lorsque ces constellateurs sont également thérapeutes. Nous sommes également conscients de la nature nécessairement métaphorique de notre réflexion.

 

Constellations familiales

Commençons par rappeler, en résumé, la pratique méthodologique des constellations familiales : le client expose son problème au médiateur (coach, thérapeute, conseiller euphoniste…) qui décide quelles sont les personnes de son système familial à consteller (placer dans un espace déterminé). On ne peut évidemment pas placer tous les membres du système familial, car il y en aurait des dizaines : il s’agit de placer les plus importants par rapport au problème évoqué.

Le client choisit dans l’assistance des représentants pour les membres de son système familial et, selon son ressenti, il les place en relation les uns avec les autres dans l’espace défini. Il se produit alors une chose aussi étonnante et curieuse qu’intéressante : les

représentants commencent à ressentir des sensations, des émotions, des pensées, même des impulsions à la parole ou au mouvement, qui correspondent réellement à la dynamique relationnelle et psychologique des personnes qu’ils représentent : des membres vivants ou décédés du système familial du client. Ces représentants ne connaissent rien ou pratiquement rien de la vie des personnes tout à fait étrangères qu’ils vont représenter : j’insiste sur le fait que les représentants n’ont pas, ou quasiment pas, d’informations (ni détaillées, ni explicites) quant aux personnes qu’ils représentent. Malgré cela, les perceptions représentatives, de façon étonnante, mais tout à fait habituelle, guident le médiateur vers une (meilleure) solution au problème exposé par le client, non seulement au bénéfice de ce dernier, mais aussi pour tous les membres de son système familial concernés par ce problème.

C’est comme si les personnes constellées dans ce nouveau système représentatif entraient en contact, en résonance avec le système familial du client, et ce malgré l’éloignement spatio-temporel. Le biologiste Rupert Sheldrake appelle cela la résonance morphique. Dans le cadre du travail de constellations, je nomme ce phénomène la résonance morpho-systémique.

Inspirés par l’embryologiste allemand Hans Driesch, le Russe Alexander Gurwitsch, de Saint Pétersbourg, et l’Autrichien Paul Weiss à Vienne, scientifiques de renom, ont montré que l’explication biologique classique basée sur la transmission génétique ne suffisait pas à expliquer l’évolution de la vie : ils y associèrent la théorie des champs de forces, se basant sur l’existence d’autres champs comme le champ gravitationnel et le champ électromagnétique. …

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Les champs morphiques

revue-29def-26.jpgDe l’importance du lien émotionnel dans la relation

Dr Rupert Sheldrake, biologiste et philosophe

Interview Maya Ollier

 

La fracture corps / mental

Le dossier dans lequel sera publiée cette interview a pour sujet le cerveau, les émotions et les relations. Quelles réflexions ces mots évoquent-ils pour vous ?

Il est évident que nos relations et nos activités mentales sont influencées par nos émotions, tout le monde le sait… sauf les scientifiques ! Ou plutôt : ils commencent à le reconnaître depuis une quinzaine d’années. Aussi étonnant que ceci puisse paraître aux yeux des gens “normaux”, jusqu’aux années 1990, les scientifiques considéraient que l’activité intellectuelle n’était finalement qu’un programme informatique aussi indépendant du corps que du psychisme. Depuis, les scientifiques ont découvert que l’intellect habite un corps, donc que nos activités mentales sont en lien avec nos activités corporelles, et également, ceci grâce notamment aux travaux de Damasio, en lien avec nos émotions.

Le cerveau et l’esprit

Mais pourquoi une telle dichotomie entre la théorie scientifique et la réalité que connaissent les gens ordinaires ?

Je pense que cette fracture remonte à Descartes, qui a opéré une séparation brutale entre l’intellect “désincarné” et le corps considéré comme une machine. Cette dichotomie a constitué les fondements de la science moderne et son influence s’en ressent encore aujourd’hui. Pourtant, dès l’époque de Descartes, certains avaient souligné à quel point le modèle cartésien était réducteur : selon ce modèle, par exemple, les animaux n’ont pas de pensées, ni d’émotions, et il a fallu attendre ces quinze dernières années pour que les spécialistes du comportement animal admettent que cette idée est fausse, comme le savent depuis des millénaires tous ceux qui ont eu des chiens ou des chats de compagnie !

La métaphore du modèle mécanique, puis informatique, a toujours parfaitement correspondu à l’idée (cartésienne) que les scientifiques se font du mental et de la conscience : mathématique, logique, libre de toute influence du corps ou des émotions… Les métaphores technologiques plaisent aux scientifiques : dans les années 1920 et 30, le cerveau était assimilé à un standard téléphonique - le téléphone était la dernière invention technologique à la mode. Dans les années 1960, le cerveau est devenu un ordinateur, puisque c’était là la dernière invention technologique.

La réalité que chacun connaît est que les animaux ont des émotions. Nous, êtres humains, sommes très proches du fonctionnement animal dans nos comportements émotionnels (l’adrénaline, par exemple, a le même effet chez nous que chez eux). La réalité est également que notre mental est incarné dans notre corps et que notre intellect est influencé par nos émotions, et par nos relations au monde et aux autres, ces relations étant elles aussi fortement influencées par nos émotions. Mais encore une fois, ceci n’est rien de nouveau, tout le monde le sait déjà ! …

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L’insaisissable nature de l’esprit

revue-29web-10.jpgEmmanuel Ransford

philosophe des sciences

 De la conscience-mystère à la conscience-matière

La conscience (et plus généralement le psychisme, à la fois conscient et inconscient) soulève bien des questions, sur lesquelles il n’est pas toujours évident que nous ayons accompli des progrès décisifs. Par exemple, s’il est acquis que la science a bien son siège dans le cerveau, suffit-il pour autant de tout connaître sur les bases biologiques (ou les “corrélats neuronaux”) de la pensée pour en percer les secrets ? Rien n’est moins sûr. Pas plus qu’une connaissance fine et détaillée des rouages d’une horloge ne donne accès aux minutes et aux secondes.

 

William James écrivait : “Dès qu’on essaie de définir ce qu’est la conscience, elle devient un fantôme insaisissable”. Ce fantôme est-il un don de Dieu ? Est-il au contraire une sécrétion du cerveau ; ou encore, une simple question de calcul neuronal ? Est-il une formule chimique, une réaction moléculaire en chaîne ou une vague électrique, oscillant dans le cortex ? Voire même, n’est-il qu’une façon de parler ?

 

Toutes ces possibilités - plus tant d’autres - ont été envisagées. Leur diversité est en soi un message : elle révèle combien la conscience nous échappe et combien nous la comprenons mal. Nous avons sur elle bien des préjugés, quelques hypothèses, et si peu de vérités démontrables et démontrées. Pourtant, on sait de mieux en mieux comment nos cervelles pensent, rêvent, entendent et voient. On a une idée du comment, mais on ignore encore et toujours le pourquoi. Quand les savants scrutent un cerveau pensant, ils n’y trouvent que matière, qui fait ceci ou cela. …

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Emotions, pensées, cerveau

revue-29web-9.jpgOn peut se libérer de ses réactions neuronales mécaniques,

mais il y faut une connaissance précise et une pratique sérieuse…

Selim Aïssel

Maître de la 4e Voie, entretien avec des élèves

 

Comprendre le fonctionnement du cerveau

Il est très intéressant de comprendre comment tu fonctionnes et comment tu perçois le monde. Le monde entre en toi à travers tes sens, sous forme d’impressions, mais ce que tu perçois entre d’abord en toi de façon inconsciente, c’est-à-dire que tu perçois d’abord inconsciemment, parce que c’est le mode de fonctionnement de ton cerveau. Ton cerveau te permet, grâce à l’ensemble du système nerveux et de tes sens, d’enregistrer une perception qui te vient de l’extérieur. D’abord, dans un tout premier temps, cette perception tombe dans ton inconscient et immédiatement, ton inconscient et tes neurones réagissent selon un schéma déjà établi. Ensuite seulement, tu as conscience de ce qui se passe à l’extérieur de toi, mais ta réaction est déjà là. C’est de cette façon que tu fonctionnes et c’est la raison pour laquelle les maîtres spirituels disent que les êtres humains sont totalement mécaniques. A la fois totalement mécaniques et totalement conditionnés (par leur famille, leur éducation…). La plupart des gens n’ont ni une connaissance psychologique, ni une connaissance neurologique suffisantes et ne savent donc pas que c’est le fonctionnement normal de leur cerveau et de leur psychisme, mais c’est bien la réalité : ils ne font que réagir, constamment, avec les circuits neuronaux du passé. Si tu vis de cette façon-là, à moins qu’un événement vraiment totalement neuf et inconnu t’arrive (et encore ! Parce que là, en général, c’est la panique dans tes neurones), tu ne fais que réagir. Les maîtres spirituels ne connaissaient pas grand-chose à la neurologie du cerveau, mais ils avaient cette connaissance du fonctionnement humain, et c’est ce qu’ils enseignaient dans les Ecoles de Sagesse, depuis le début des temps. Aujourd’hui, les avancées scientifiques permettent d’en donner une explication simple au niveau du fonctionnement du cerveau : tes circuits neuronaux, immédiatement, c’est-à-dire en quelques millisecondes, réagissent à tes perceptions, aux impressions qui te viennent du monde extérieur. Tu ne peux donc qu’être mécanique : ta réaction neuronale est bien trop rapide pour toi. Disons par exemple que tu as peur des chiens. Si tu te promènes et qu’un chien arrive vers toi, l’impression entre en toi ; tu n’en es pas conscient encore parce que ça va tellement vite (quelques millisecondes), mais immédiatement, la peur est là, en toi, et tu la sens. Ensuite seulement, tu réagis en fonction de ta peur, ce qui signifie que tu réagis en fonction d’un circuit mécanique qui est inscrit en toi depuis longtemps. Une fois que tu sais ça, est-ce que tu peux encore penser que tu agis librement dans ta vie ? Jamais ! Tu n’es pas libre ! Tu réagis toujours en fonction des circuits neuronaux qui sont en place. Sauf si tu comprends ce qui vient d’être expliqué. A ce moment-là, il n’y a qu’une seule conclusion possible : pour ne pas réagir en permanence en fonction de circuits neuronaux mis en place dans ton passé, il faut que tu aies décidé d’une attitude autre que celle qui te vient de façon automatique. Il faut que tu aies décidé de ne pas te comporter de façon réactive. En termes du Chemin, il faut que tu aies décidé d’adopter une attitude noble, quelle que soit la situation extérieure et quelle que soit la réaction intérieure qu’elle provoque chez toi. …

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Théorie des émotions

revue-29web-7.jpgFlorence Métral, documentaliste

 Cet article s’inspire largement du cours “Perception et émotion” d’Alain Berthoz, professeur au Collège de France.

Pas moins de 150 théories des émotions ont été identifiées : il est clair pour nous que toute théorie, aussi juste soit-elle, n’est qu’un fragment inscrit dans l’un des multiples niveaux possibles d’une réalité tellement vaste qu’elle dépasse tous les raisonnements…

 

Le cerveau de l’homme, comme celui de l’animal, entretient avec le monde des objets des relations qui classent ces objets suivant qu’ils sont source de récompense ou de danger, de plaisir ou de punition. Le monde contient des proies et des prédateurs, des partenaires et des compétiteurs, par qui peut arriver soit le malheur, soit le bonheur. Dans l’immense complexité du monde sensible, le cerveau sélectionne et choisit, c’est-à-dire que nous pouvons choisir entre plusieurs comportements pour réaliser un même but. Cette flexibilité, qui a permis aux animaux d’échapper au fonctionnement rigide et peu adaptatif des réflexes, est une des propriétés fondamentales des organismes, apparue tardivement au cours de l’évolution. Les émotions jouent un rôle décisif dans plusieurs de ces mécanismes : sélection des objets dans le monde, guidage de l’action future en fonction du passé, flexibilité des choix de comportement, stratégies cognitives. ..

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Neurones miroirs

revue-29web-5.jpgL’imitation est un processus très avancé, propre à l’homme

 

Prof. Giacomo Rizzolatti

Université de Parme

Interview Maya Ollier et Luca Urbinati

Pouvez-vous nous rappeler brièvement comment vous avez découvert l’existence des neurones miroirs ?

Nous les avons découverts un peu par hasard, il y a environ dix ans, alors que nous étions occupés à étudier le système moteur du singe. Les neurones miroirs s’activent lorsque le singe fait une certaine action, mais aussi lorsqu’il observe quelqu’un faire la même action. Au début, honnêtement, nous n’y avons pas attaché beaucoup d’importance, mais le phénomène se répétait trop fréquemment et nous avons commencé une série de contrôles et vu que c’était un phénomène bien réel.

 

Que nous disent les neurones miroirs sur le fonctionnement de notre cerveau ?

L’aspect révolutionnaire a été la possibilité de relier immédiatement une connaissance visuelle avec une connaissance motrice. Le modèle classique de fonctionnement de notre cerveau est que nous devons faire des déductions logiques compliquées. En réalité, si l’on y réfléchit, il n’en est pas ainsi. Si vous me voyez prendre ce crayon, vous ne faites pas un grand raisonnement : la signification du fait de saisir est comprise instantanément, sans processus compliqué. Ensuite, l’exécution est beaucoup plus compliquée que la compréhension et que l’aspect formel. Nous avons une sorte de “matching system”, un système de superposition entre ce qui est vu et ce qui est fait. Le système miroir a été la première démonstration neurophysiologique que ce mécanisme, qui avait été posé comme une hypothèse, existe…

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Exercez vos neurones

revue-29web-3.jpg 

Maya Ollier

directrice de rédaction

Elkhonon Goldberg publiait en 2005 “The Wisdom Paradox”, paru en français en novembre 2007 aux éditions Robert Laffont sous le titre “Les prodiges de votre cerveau, ou comment l’esprit se bonifie avec l’âge”. Après avoir exploré l’énigme de la division du cerveau en deux hémisphères, il propose sa propre thèse : l’hémisphère droit est l’hémisphère de la “nouveauté”, l’hémisphère gauche le dépositaire des formes établies ; avec l’âge, le rôle de l’hémisphère droit diminue, celui de l’hémisphère gauche augmente ; l’hémisphère droit vieillit plus vite que l’hémisphère gauche… Et surtout, nous pouvons, avec des activités ou une gymnastique cognitives adéquates, entretenir la jeunesse de notre cerveau. Mais laissons-lui la parole.

Différences hémisphériques

Contrairement à ce que la plupart des scientifiques ont cru jusqu’à une époque très récente, de nouvelles cellules nerveuses (neurones) naissent et se développent aussi longtemps que nous vivons. L’apparition de ces nouveaux neurones et le lieu où ils s’implantent dans le cerveau sont régulés par l’activité mentale. Plus nous cogitons, plus nous fabriquons de nouveaux neurones, qui s’installent dans les zones du cerveau les plus utilisées. En vieillissant, nous nous servons de plus en plus de notre hémisphère gauche, ce qui a pour conséquence de le protéger de la dégénérescence.

D’où une conclusion surprenante, qui aurait été considérée comme invraisemblable il y a seulement quelques années : vous pouvez augmenter la longévité de votre cerveau en le faisant travailler…

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Mais comment fonctionne notre cerveau ?

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Le cerveau des êtres humains, comme de tous les vertébrés contrôle et coordonne les mouvements, ainsi que l’homéostasie des fonctions internes (température, rythme cardiaque, pression artérielle…). Il présente une organisation fonctionnelle - certaines parties gèrent plus spécifiquement certains aspects du comportement ou de la pensée - mais cette division fonctionnelle n’est pas stricte : il serait par exemple illusoire d’assigner une fonction aussi complexe que la mémoire à une région isolée. On peut néanmoins dessiner une cartographie du cerveau en aires cérébrales selon leur rôle dans la cognition : les fonctions motrices dans le lobe frontal, la vision dans la partie postérieure du lobe occipital, le langage articulé dans le lobe frontal au niveau de l’aire de Broca, etc.

Notre cerveau est l’outil qui nous permet de survivre d’instant en instant à un environnement en permanence changeant et potentiellement hostile. La survie de l’être vivant est son unique objectif. Survie individuelle, survie en tant que groupe (comportements sociaux) ou survie en tant qu’espèce (comportements reproducteurs et de défense du territoire).

Le cerveau possède 100 milliards de neurones, chacun relié à d’autres par environ 10000 connexions. Mathématiquement, la possibilité d’agencement de 10000 neurones parmi 100 milliards en utilisant 10000 connexions est au-delà de ce que nous pouvons concevoir…

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Le cerveau : quelques repères historiques

revue-29web-1.jpg 

Joëlle Martin

enseignante

 

4000 avant JC : Premier écrit connu sur le cerveau. Un auteur sumérien anonyme décrit des états de conscience modifiée après ingestion de pavot.

 

2500 avant JC : Pendant des millénaires, les fonctions du cerveau restent inconnues, et l’on croit que le siège des pensées se trouve dans le cœur, ce qui expliquerait des expressions comme “apprendre par cœur”…

Pour les Egyptiens, le cœur est l’organe principal du corps, l’essence de la vie, la source du bien et du mal, le cerveau n’étant qu’un organe mineur, qu’ils ne conservent même pas lorsqu’ils embaument leurs momies. Un médecin égyptien anonyme décrit cependant 26 cas de lésions cérébrales, leurs conséquences et leur traitement.

 

2000 avant JC : De nombreux vestiges archéologiques prouvent que la trépanation était une pratique (thérapeutique, magique et spirituelle) courante pendant la Haute Antiquité…

 

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Le sens de notre vie

Dr Clara Naudi 

dicté par les limitations de notre cerveau 

Pourquoi ? 

Pourquoi construire le sens de sa vie sur le sable de satisfactions éphémères ? 

Pourquoi tant de souffrances (et il ne s’agit pas uniquement des autres, mais de nous-même) quand nous nous apercevons que ce qui a disparu, c’est cela qui donnait sens à notre vie ? 

Pourquoi le sens que nous donnons à notre vie ne serait-il pas le plus élevé ? 

Nourrir notre être véritable, incarné temporairement dans un corps physique, en ne reniant rien de notre vie matérielle, familiale, sociale, religieuse… 

Actuellement, parmi les plus importants chiffres d’affaire de l’industrie pharmaceutique, on trouve les antidépresseurs et les anxiolytiques. L’alcool, drogue légale, est de plus en plus consommé par les jeunes générations, et souvent associé à des drogues plus ou moins “douces”. Quant à la télévision, puissant anesthésique, chaque foyer en possède un ou plusieurs postes. De plus en plus de personnes sont au chômage ou vivent d’emplois précaires. Les autres ont une charge de travail qui va croissant. Les enfants entrent à la crèche à l’âge de quelques mois, et les personnes âgées deviennent encombrantes, quand leurs enfants, malgré leur affection, se retrouvent pris par leur travail ou par leur éloignement. Il semble que chacun peine à trouver un sens à sa vie. Nous-mêmes, nantis qui avons le privilège de lire cette revue ou de participer à sa rédaction, quel sens donnons-nous à notre vie ? Et si nous lui donnons le sens le plus élevé, honnêtement, est-ce que nos comportements, nos pensées, nos émotions sont au diapason de ce but à chaque instant ? … 

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A la recherche de la vérité

Richard Welter 

Pour une recherche scientifique au meilleur niveau 

Pratiquer la recherche scientifique est une chose admirable. Cette pratique peut être l’aboutissement d’un long périple personnel et universitaire. Elle est, je l’espère pour beaucoup, la concrétisation d’une aspiration, celle qui fixe comme sens à la vie la recherche de la réalité. Cette “vocation” peut apparaître tôt dans la vie d’un individu, ou plus tard pour d’autres. 

Dans ce court texte, je fais l’hypothèse que cette aspiration existe ou a existé pour chaque chercheur. Peu nous importe maintenant de connaître l’origine de cette aspiration. Ce qui nous intéresse ici est de comprendre comment cette “vocation” agit concrètement en chacun et ce que cela implique, du point de vue du chercheur d’abord, de son positionnement par rapport à la vie, de son obligation “morale” éventuelle, et ensuite du point de vue de la recherche scientifique elle-même. … 

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Science et religion

Jean Kovalevsky 

Pour une synthèse de leurs richesses spirituelles et intellectuelles 

Interpénétration de la science et de la religion 

Une position très fréquemment prise est la suivante : à chacun son métier et les vaches seront bien gardées : laissons à la science le soin de dévoiler le “comment” des phénomènes naturels, et que la philosophie ou la religion réfléchissent sur leur “pourquoi”. C’est net, mais bien simpliste, puisque les deux s’intéressent au même monde… un dialogue doit s’instaurer en vue de rechercher une réponse synthétique à certaines questions fondamentales communes. De même qu’il n’est pas possible de répondre à la question du pourquoi sans connaître le comment, inversement, une vision globale du monde ne peut se passer d’une interprétation philosophique explicite ou implicite des grands problèmes qui se posent à l’esprit. Donnons quelques exemples…. 

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Le meilleur des remèdes : l’amour

Scientifiquement prouvé !

 

 

Dr Clara Naudi

Un remède souverain

L’amour, remède souverain, n’est pas réservé aux princes tombés en langueur amoureuse. Les recherches les plus récentes dans le domaine des sciences biomédicales permettent de valider la provocante affirmation de Paracelse. Ces recherches démontrent que toute maladie est due à un manque d’amour et que nulle guérison véritable ne peut se faire en dehors de l’amour. Examinons tout d’abord comment l’être humain se maintient en bonne santé, c’est-à-dire comment il parvient à vivre, à s’adapter en permanence à un environnement changeant, comment ses organes fonctionnent si bien qu’il n’en a pas conscience, comment il n’a ni douleur, ni limitation physique, comment il peut rester joyeux et serein malgré les aléas de la vie, comment sa pensée est claire, comment il a de l’estime pour lui-même et pour les autres, comment il est intéressé par le bien commun et le respect de la terre, et même comment il réalise ses aspirations spirituelles.

Peut-être vous êtes-vous reconnu dans l’un ou l’autre (ou l’ensemble) de ces niveaux de la santé, c’est-à-dire de l’équilibre ?…

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