Rika ZaraÏ

Une femme passionnée au service de l’amour

Interview Coline d’Aubret

 

Je crois en l’homme

J’ai de vous l’image de la passion, de quelqu’un qui sait se défendre dans des moments difficiles… mais je vous laisse la liberté de parler de ce qui vous importe le plus dans la vie…

Je confirme que je suis une passionnée, en effet. Ma conviction de base est que nous sommes nés bons, que nous sommes capables de bonté, capables d’idées et d’actions positives. Nous sommes cabossés par nos parents et par la vie et c’est ce qui nous empêche d’être ce que nous étions programmés d’être au départ, mais je crois en l’homme d’une façon inébranlable, même quand je vois les pires criminels. Pour moi, Hitler enfant était destiné à être quelqu’un d’aimant et aimable, mais les circonstances l’ont transformé en monstre, et j’ai le même sentiment envers tous les tyrans qui ont martyrisé des millions d’hommes, Staline, Ceausescu… Leur exemple n’ébranle pas ma confiance première en l’homme. L’homme, par sa construction, par sa nature, est né pour l’amour. Quand il reçoit suffisamment d’amour, pas un amour étouffant, pas un amour étranglant, mais un amour suffisant pour donner la confiance et construire le nouvel être humain, l’enfant - sauf cas vraiment exceptionnel - ne se tournera pas vers la violence, ne se tournera pas vers le mal-être, ni vers le mépris des autres…

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