Le sens de la vie : une introduction
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Selim Aïssel Du manque de sens au sens le plus élevé, nous pouvons choisir…
Un jour ou l’autre, sous une forme ou une autre, chacun se pose la question : “La vie vaut-elle la peine d’être vécue ?” Et pourtant, une telle question est de toute évidence un signe d’immaturité. La seule vraie question est plutôt : “Pourquoi la vie vaut-elle la peine d’être vécue ?” (!) et seul l’être humain peut se poser cette question, parce qu’il est le seul à pouvoir donner un sens à sa vie. Les autres êtres de la vie organique terrestre (minéraux, végétaux, animaux) n’ont pas cette possibilité. La question est donc : quel sens peut-on donner à sa vie ? L’on peut donner de nombreux sens différents à sa vie, des sens que l’on peut aisément classer sur une échelle allant du sens le plus superficiel au sens le plus profond, du sens le plus matériel au sens le plus spirituel, sans pour autant que ce classement soit à confondre avec une échelle de valeurs : quelqu’un qui s’engage totalement pour sa famille, par exemple, n’est pas nécessairement à un niveau inférieur que celui qui s’engage pour l’humanité. Tout dépend de la qualité de l’engagement intérieur : est-on au service de sa famille dans un état conflictuel ? S’engage-t-on pour une cause humanitaire par dépit ? Considère-t-on que la recherche scientifique est supérieure à une recherche esthétique ou une quête religieuse, etc ? C’est donc l’état d’esprit dans lequel on s’engage pour une cause qui montre la différence de valeur. …
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Publié dans la rubrique PSYCHOLOGIE, SOCIETE, SPIRITUALITE du numéro
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12 avril 2008 à 10:32
Il convient justement de ne pas donner de sens à sa vie, fut-il spirituel, de se libérer de cette nécessité.