La condition humaine
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Description des moyens de la dépasser…
Clotilde Richard
documentaliste
et chercheur de vérité
“Si un homme pouvait comprendre toute l’horreur de la vie des gens ordinaires qui tournent en rond dans un cercle d’intérêts insignifiants et de buts insignifiants, s’il pouvait comprendre tout ce qu’il perd, alors il saurait que la seule chose sérieuse pour lui, c’est de s’évader, d’être libre. Qu’est-ce qui peut être sérieux pour un homme en prison qui est condamné à mort ? Seulement une chose : comment sauver sa vie, comment s’évader ; rien d’autre n’est sérieux.”
(G.I. Gurdjieff)
Derrière le miroir
Lorsqu’un homme “s’éveille à lui-même” et devient conscient de sa situation, il se rend compte qu’il ne sait rien de ses origines et encore moins de son destin, malgré toutes les idées et théories religieuses, scientifiques ou philosophiques que l’éducation a mises en lui.
Reconnaître la prison et trouver la sortie
Dans sa vie familiale, sociale ou professionnelle, il subit toutes sortes d’influences extérieures : les unes consciemment, les autres inconsciemment ; certaines qu’il peut changer, d’autres qui sont inévitables. Il prend également conscience des influences intérieures qui sont les moteurs de ses actions. Les cinq principales, que la 4e Voie appelle les “traits négatifs principaux du caractère”, sont : l’avidité, la peur, l’orgueil, l’abus de sexe et le mensonge. Dès qu’il s’observe sérieusement, il voit l’un de ces cinq traits le pousser à agir, comme source non seulement de toutes ses actions, mais aussi de presque toutes ses pensées. Il ne sait pas pourquoi et croit que c’est tout simplement sa nature, qu’il est ainsi fait, que la vie est ainsi faite. Mais au fond de lui, il sent confusément qu’il existe une autre réalité au-delà de cette vie, de la vie ordinaire. Lorsque ce sentiment devient plus fort, il va chercher à voir derrière le miroir, la réalité cachée : il peut alors devenir un “chercheur de vérité”. Différentes possibilités se présentent à lui : soit il étudie l’une ou l’autre théorie philosophique ou spirituelle et, tout en reconnaissant ses limites, s’en satisfait car elle répond à certaines de ses interrogations ; quant aux lacunes, il les oublie pour se contenter de demi-vérités. Soit il s’invente une théorie qui le sécurise quant à l’inconnu qui se situe au-delà de la vie ordinaire… jusqu’au jour où il se rend compte que cette théorie est terriblement limitée car elle se construit uniquement autour de son raisonnement personnel relatif et subjectif sans la moindre dimension objective. Mais :
“Il est possible de sortir de ce piège. Cependant, pour s’évader de prison, il faut d’abord voir qu’on est dans une prison. Le piège de l’être humain, c’est sa structure émotionnelle, sa structure caractérielle. Toutes ces théories qui parlent de la nature de la prison n’ont que peu d’utilité. Pour s’évader, une seule chose compte : reconnaître la prison et en trouver la sortie.”
(Wilhem Reich)
Trouver la Voie
La troisième possibilité est la rencontre avec l’une des formes véritables du “Chemin”, de la “Voie”, ou du “Travail”. La Voie est ce fil rouge (voir aussi Science de la Conscience n°6) de la connaissance la plus profonde qui traverse toutes les religions et qui le mènera à la découverte du sens de son destin personnel, de celui de l’humanité et de celui de toute la création. Il comprendra alors le sens de l’évolution : de son évolution personnelle et de son lien avec celle de l’univers tout entier. Au contact de la Voie, on lui enseignera les moyens physiques, psychologiques, intellectuels et spirituels pour trouver sa propre place dans l’univers afin d’y accomplir son destin le plus élevé. Pour cela, il lui faudra se libérer de tous ses conditionnements afin de dépasser les limites de sa nature inférieure et développer les facultés supérieures de sa conscience. Sinon, il restera confronté aux limites de sa raison logique, de ses émotions vagabondes et de ses instincts physiques.
La suite dans la revue n°35
Publié dans la rubrique CULTURE, PSYCHOLOGIE, SOCIETE du numéro 34
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