De la reproductibilité de la conscience
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Introduire de la conscience dans l’inanimé
Qui pose la question de la reproductibilité de la conscience ? Quel est le but ? Une première réaction pourrait être de la considérer comme naïve, voire absurde : comment faire entrer dans un programme une notion a priori aussi complexe que la conscience ? Une deuxième réaction peut être la méfiance : que n’a-t-on déjà envisagé dans le domaine de la manipulation de la conscience, entre autres à des fins militaires ou simplement commerciales ? C’est une question à laquelle il est difficile d’apporter de réponses certaines, mais elle est pourtant sérieusement posée par une partie de ceux qui œuvrent dans le développement de l’intelligence artificielle (IA) et de la robotique. Si la robotique pure ne dépasse pas le domaine de la recherche et si l’image du robot domestique qui fait le ménage tout seul en singeant le comportement d’un humain ressemble à un rêve d’adolescent, on ne se représente pas bien à quel point l’automatisation des tâches a intégré tous les domaines de la vie, dans des systèmes de plus en plus complexes. On peut banalement programmer à l’avance, et même à distance, sa cafetière et son toaster, mais on en est aussi, concrètement, à introduire dans le corps humain, sous diverses formes, de l’électronique et des puces informatiques, au moins à des fins médicales. De même, il est devenu possible, après l’avoir détecté grâce à son Gsm, d’envoyer un missile sur un chef de guerre ennemi.
Cependant, le questionnement qui nous intéresse ici est une étape supplémentaire, car il sous-tend l’idée de rendre possible l’introduction de la conscience dans de l’inanimé.
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Publié dans la rubrique CULTURE, PSYCHOLOGIE, SOCIETE du numéro 32
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