Champs de forces relationnels
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Sortir de soi pour entrer dans ce qui est plus grand que soi
Ennea Tess Griffith
formatrice de médiateurs en systémie
Le petit est dans le grand
Lorsque nous parlons de champs de forces, nous considérons qu’il n’y a pas une force, mais de nombreuses forces, ou plus précisément, de nombreux mouvements de cette force que certains appellent Dieu, d’autres l’amour, la conscience, l’âme, l’esprit, l’ange, l’énergie… Cette force se manifestant à des niveaux différents, elle a des mouvements différents. De plus, contrairement à une erreur communément répandue, on n’a pas la force : l’avoir signifierait que cette force se trouve en nous alors qu’en réalité, nous sommes en elle (cf. l’histoire de la conscience dans notre numéro XX) et ses mouvements nous traversent. Sans la force, notre corps physique est inanimé (étymologiquement “sans âme”) : un mouvement de la force traverse notre corps et lui donne vie, un autre lui donne des émotions, un autre encore lui permet de penser. De nombreux mouvements de la force ou de l’âme traversent l’être humain. Les gens imaginent que leur âme est à l’intérieur d’eux quand ce sont eux qui sont dans leur âme. L’idée qu’on possède une âme à l’intérieur de soi est simplement l’indication d’une méconnaissance de la réalité : nous sommes dans notre âme et cette âme n’est pas limitée par l’espace comme notre corps physique.
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Publié dans la rubrique PSYCHOLOGIE, SOCIETE du numéro
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