Le sens de la vie : une introduction

Selim Aïssel Du manque de sens au sens le plus élevé, nous pouvons choisir…

Un jour ou l’autre, sous une forme ou une autre, chacun se pose la question : “La vie vaut-elle la peine d’être vécue ?” Et pourtant, une telle question est de toute évidence un signe d’immaturité. La seule vraie question est plutôt : “Pourquoi la vie vaut-elle la peine d’être vécue ?” (!) et seul l’être humain peut se poser cette question, parce qu’il est le seul à pouvoir donner un sens à sa vie. Les autres êtres de la vie organique terrestre (minéraux, végétaux, animaux) n’ont pas cette possibilité. La question est donc : quel sens peut-on donner à sa vie ? L’on peut donner de nombreux sens différents à sa vie, des sens que l’on peut aisément classer sur une échelle allant du sens le plus superficiel au sens le plus profond, du sens le plus matériel au sens le plus spirituel, sans pour autant que ce classement soit à confondre avec une échelle de valeurs : quelqu’un qui s’engage totalement pour sa famille, par exemple, n’est pas nécessairement à un niveau inférieur que celui qui s’engage pour l’humanité. Tout dépend de la qualité de l’engagement intérieur : est-on au service de sa famille dans un état conflictuel ? S’engage-t-on pour une cause humanitaire par dépit ? Considère-t-on que la recherche scientifique est supérieure à une recherche esthétique ou une quête religieuse, etc ? C’est donc l’état d’esprit dans lequel on s’engage pour une cause qui montre la différence de valeur. …

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Relier le ciel et la terre

 

Miles Lessia 

Le sens le plus important d’une vie humaine : participer de l’harmonisation du cosmos

Malgré le Travail qui a pu être fait sur soi, celui qui regarde honnêtement en lui va découvrir qu’il y a toujours en lui le besoin d’être reconnu et le besoin d’avoir une certaine importance. En chacun existe ce besoin d’avoir une certaine importance. Celui qui dit que ce besoin n’existe pas en lui se ment à lui-même, soit consciemment, soit inconsciemment parce qu’il ne se connaît pas assez lui-même. Ce besoin d’avoir une certaine importance est naturel. Le seul problème, c’est que c’est une illusion. Un être humain n’a d’importance que dans la mesure où il remplit le but essentiel pour lequel il est sur terre, alors que chacun cherche à avoir une importance pour une autre raison. Le chemin spirituel consiste à arriver un jour à recaler correctement ce besoin d’importance. 

Une création toute particulière 

Depuis le début des temps et dans toutes les formes de spiritualité, la tradition a toujours enseigné que l’être humain est une création toute particulière dans le cosmos. C’est comme si le cosmos avait besoin de l’être humain pour trouver son harmonie. L’être humain est la seule créature dans ce cosmos qui soit capable de participer à son harmonisation. Tel est l’enseignement à la fois le plus banal et le plus secret de toutes les grandes traditions et de la Tradition, peu importe à quel courant spirituel on se relie. Ce qui signifie que la recherche de ma véritable importance, c’est de comprendre comment, moi, être humain, création toute particulière, je peux réaliser ce pourquoi je suis sur terre, c’est-à-dire être un des éléments qui participent à l’harmonisation du cosmos. Pour que ce cosmos soit harmonisé, il faut que l’être humain joue un rôle d’intermédiaire entre la terre et les forces qui viennent du cosmos, donc qu’il devienne le récepteur de l’énergie subtile, c’est-à-dire qu’il fasse de lui-même ce récepteur. 

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Le sens du mal

Pascale Ash 

Comprendre la nature, la place et le rôle du mal dans l’évolution humaine 

La double nature du mal 

Les différentes traditions religieuses et spirituelles s’accordent à dire que les êtres humains ne connaissent pas la véritable nature du mal. Nous voyons son activité dans le domaine terrestre, la façon dont il s’incarne, comment il se manifeste, mais nous ne sommes capables de percevoir ni sa véritable origine, ni sa véritable nature, qui, contrairement à ses manifestations, n’est pas terrestre. La vraie nature du mal est spirituelle, et ce que nous en percevons est l’une des facettes de ses manifestations possibles. 

Le mal a sa place dans le monde, même si pour l’être humain, ce n’est pas la bonne place. Dans l’Ancien Testament, on voit Caïn assassiner son frère Abel. Que lui arrive-t-il ensuite ? Est-il puni par Dieu ? Au contraire, Il lui confe une mission particulière. Il en est de même pour d’autres personnages un peu particuliers de l’Ancien ou du Nouveau Testament. Judas, incarnation du mal, est admis auprès du Christ, parmi les douze. Partout on trouve le mal incarné sous une forme ou une autre à côté du bien, comme une nécessité pour que les événements aient lieu. … 

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L’influençabilité

Idris Lahore 

L’observer et surtout apprendre à s’en affranchir 

 

La grand loi des Makam 

Il existe une grande loi : tout Makam (un mot derviche signifiant : “champ morphique” ou “champ de forces”) vous emprisonne. Toute théorie, toute idéologie, toute croyance, tout système même, vous emprisonne, même si leur utilité ne fait aucun doute, pendant un temps plus ou moins long… Le Makam impose une façon de penser et de faire à tous ceux qui sont sous son influence. On en devient prisonnier sans même s’en rendre compte, on ne peut plus évoluer, et on ne peut pas s’en affranchir avant que ne soit arrivé le moment approprié pour le dépasser et avancer vers un autre niveau, le moment où il faut renverser ce que l’on a construit pour que quelque chose de nouveau puisse voir le jour. Toute création, toute action neuve, peut être symbolisée par un cercle, chaque pas étant un degré de plus sur la circonférence de ce cercle. Quand la création est achevée, le cercle se ferme. On peut regarder avec contentement l’action ou l’œuvre achevée, mais avant que le cercle ne se ferme et n’enferme, il est nécessaire de créer une ouverture et d’en sortir tranquillement. En s’appuyant sur ce qui a été. Il est vrai que la majorité des gens se sentent bien dans leur prison: ils y trouvent la sécurité, ils ont des certitudes, ils pensent posséder la vérité, ils deviennent les tenants d’une idéologie sociale, politique, économique, religieuse, scientifique, philosophique. Chacun a sa vérité et veut enfermer le monde dans son système… 

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La double dynamique de l’Esprit

Ennea Tess Griffith
Il est dans la nature de l’Esprit de tout englober et d’être en évolution permanente, et nous sommes cet Esprit
Pour ne pas souffrir
L’être humain est conçu pour se dépasser, et ce, dès sa conception. Dès que deux cellules se rencontrent, deux processus se mettent immédiatement en route qui, s’ils peuvent se développer normalement, conduisent au bien-être ainsi qu’à toutes les qualités supérieures et, à la fin, à la libération : le processus de l’amour, de l’inclusion, du lien, et le processus du dépassement de soi. C’est grâce à ce double processus que deux cellules peuvent se rencontrer et s’unir pour donner quelque chose de plus grand que ce qu’elles sont au départ. Les deux cellules de départ se sont dépassées, les quatre suivantes aussi, toutes les cellules qui nous composent se sont constamment dépassées de jour en jour. Ainsi, la double dynamique de l’union et du dépassement (évolution) sont inscrites en nous et, partout où nous ne la respectons pas, nous souffrons et nous faisons souffrir les autres. Nous créons la souffrance, parce que ce sont les deux lois de la vie que la force de l’Origine, l’Esprit, impose à la matière humaine : il est dans la nature de l’Esprit de tout englober et d’être en évolution permanente, et nous sommes cet Esprit. Par conséquent, partout où nous ne respectons pas ces lois, il y a souffrance, douleur, maladie, déséquilibre…
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Succession des vies

Jean-Marie Grey
L’homme est un pont entre le passé et l’avenir
 

En mai 1912, Rudolf Steiner donnait deux conférences à Copenhague intitulées : le sens de la vie. Le texte qui suit est une synthèse faite à partir de ces deux conférences.
Quel est le sens de la vie ? Une question, en réalité une profonde énigme, qui (pré)occupe l’être humain d’hier et d’aujourd’hui. Nous allons suivre le raisonnement de R. Steiner afin de comprendre la réponse et de la vivre peut-être à un autre niveau que celui des idées et des concepts.
Rien n’est définitif
La question a déjà un double niveau : “Quel est le sens de ma vie extérieure ?”, mais aussi  “Quel est le sens de ma vie intérieure ?”. L’être humain est au milieu d’un processus perpétuel de naissances et de morts. Nous savons, en regardant la nature qui nous entoure et les êtres qui la peuplent, que ces êtres sont nés à un moment donné et qu’ils disparaîtront ; il n’y a aucune exception à cela, les forces à l’œuvre concernent tout le monde. Cet effet inexorable du temps sur les êtres et les choses, nous en avons conscience. La succession des saisons nous montre la montée des forces de germination printanières qui font verdir la terre et bourgeonner les arbres, puis viennent les forces de mûrissement de l’été, suivi inexorablement de l’automne qui fera se flétrir les plantes et elles finiront par disparaître de notre vue. Certains arbres vont subsister pendant des décennies, voire des siècles, mais nous savons que le temps fera son œuvre et qu’eux aussi retourneront dans le monde de l’inanimé. Ces morts et ces naissances régissent tous les phénomènes ; même les continents, qui paraissent aujourd’hui si parfaitement déterminés, seront demain ou après-demain totalement différents (les séismes en tout genre nous le rappellent parfois de façon dramatique). Rien de ce que nous percevons n’est définitif : un processus de destruction est à l’œuvre et, pendant le même temps, des êtres naissent à travers le monde. …
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Le sens de la vie

Lama Lhundroup 

Quel est le sens de la vie ? La question est tellement fondamentale que l’on a tendance à l’évacuer avec humour ou condescendance. C’est pourtant le cœur de tous les mythes et la source de toute l’histoire humaine, le départ de toute quête spirituelle et le fond de l’éthique. La vie court à tous les étages, c’est le fonds commun de tous les vivants et la dynamique qui les anime. La vie se tisse en une multitude de continuités, de fils qui forment une toile, la toile de la vie. Ceci dit, comment trouver son sens sans se perdre dans les fils de la toile ? En se tournant vers l’essentiel, ce qu’il y a de plus fondamental : la nature de la réalité de la vie que je vis. 

C’est dans cette direction que la tradition du Bouddha enseigne le sens de la vie, c’est-à-dire l’interdépendance et la compassion. Qu’est-ce que “l’interdépendance” ? C’est la réalité selon laquelle aucun phénomène n’existe en tant qu’entité indépendante, autonome, monolithique ; aucun phénomène n’existe par lui-même, de lui-même et pour lui-même, pas même “moi”. Tous les phénomènes émergent en dépendance les uns des autres et tous sont composés d’une multitude d’éléments interdépendants. Au niveau extérieur, écologique par exemple, c’est évident. Au niveau intérieur, personnel, toutes nos expériences, celles de nous-même en tant qu’individu et celles que nous avons d’autrui et de l’environnement, dépendent de facteurs divers. Ce que nous percevons comme “moi, je” est, contrairement à l’impression que nous en avons, un processus dynamique composé de divers éléments qui ne constituent pas une entité indépendante. Cette vision est holistique, c’est-à-dire globale ou universelle…. 

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Les créatifs culturels

Coline d’Aubret 

Les créatifs culturels : qui sont-ils ? 

Depuis les années 60, de nombreuses personnes ont modifié en profondeur leur vision du monde, leurs valeurs, leur mode de vie, leur culture… et donc la société en général. Ce sont les “créatifs culturels” : d’une innovation à l’autre, ils sont en train de créer une nouvelle culture pour le 21e siècle, si l’on comprend l’idée de “culture” comme un large répertoire de solutions aux problèmes et passions qui animent les gens à différentes époques. Les créatifs culturels sont donc celles et ceux qui, sans cesse, mettent au point des solutions nouvelles et surprenantes qui, à l’avenir, seront sans doute considérées comme tellement nécessaires qu’elles feront partie intégrante de notre culture. … 

Ce qu’ils refusent 

L’idéologie du toujours plus, le matérialisme, l’avidité, le “moi d’abord”, les dépenses ostentatoires, les inégalités sociales flagrantes entre les races et les classes, l’incapacité de la société à prendre en charge les besoins des plus faibles, l’hédonisme et le cynisme dominant que l’on présente comme du réalisme, l’intolérance et l’étroitesse d’esprit des conservateurs. 

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De la psychanalyse au manque de sens

Pierre Maharan 

Découvrir un sens à sa vie avec la logothérapie selon le Dr Viktor E. Frankl 

Qui suis-je ? Qui suis-je pour discuter du sens de la vie, qu’est-ce qui en moi, en dehors de la partie conditionnée de mon psychisme, de mon intellect, est en mesure de prétendre trouver une réponse ? Qu’est-ce qui pose la question : le moi, le ça, le soi, l’âme, le surmoi, les “petits moi”… ? 

 

Dans les entreprises, dans les familles, au quotidien dans nos relations, nous entendons parler de stress, de dépression, de manque de motivation, de désengagement, d’indifférence… La médecine du travail, les cabinets de conseil et autres institutions soulignent l’importance de prévenir ce malaise ambiant qui touche toutes les couches sociales, tous les niveaux hiérarchiques. 

Le responsable récemment visé n’est pas seulement le surmenage, un climat malsain engendré par une hiérarchie tyrannique, un environnement pollué, bruyant, ou l’insécurité de l’emploi. Concernant le monde de l’entreprise, les analyses les plus récentes pointent le manque de sens. Un manque général de valorisation pour la tâche, pour la mission qu’on effectue et un désintérêt grandissant quant au résultat. La priorité étant centrée sur les dividendes des actionnaires au détriment du salariat, un pourcentage important de travailleurs, même parmi les cadres, deviennent progressivement indifférents aux résultats de leur entreprise. Certains analystes proposent de trouver des solutions pour redonner du sens au travail, notamment en affichant une image plus humaine de la démarche de l’entreprise. … 

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Le sens de notre vie

Dr Clara Naudi 

dicté par les limitations de notre cerveau 

Pourquoi ? 

Pourquoi construire le sens de sa vie sur le sable de satisfactions éphémères ? 

Pourquoi tant de souffrances (et il ne s’agit pas uniquement des autres, mais de nous-même) quand nous nous apercevons que ce qui a disparu, c’est cela qui donnait sens à notre vie ? 

Pourquoi le sens que nous donnons à notre vie ne serait-il pas le plus élevé ? 

Nourrir notre être véritable, incarné temporairement dans un corps physique, en ne reniant rien de notre vie matérielle, familiale, sociale, religieuse… 

Actuellement, parmi les plus importants chiffres d’affaire de l’industrie pharmaceutique, on trouve les antidépresseurs et les anxiolytiques. L’alcool, drogue légale, est de plus en plus consommé par les jeunes générations, et souvent associé à des drogues plus ou moins “douces”. Quant à la télévision, puissant anesthésique, chaque foyer en possède un ou plusieurs postes. De plus en plus de personnes sont au chômage ou vivent d’emplois précaires. Les autres ont une charge de travail qui va croissant. Les enfants entrent à la crèche à l’âge de quelques mois, et les personnes âgées deviennent encombrantes, quand leurs enfants, malgré leur affection, se retrouvent pris par leur travail ou par leur éloignement. Il semble que chacun peine à trouver un sens à sa vie. Nous-mêmes, nantis qui avons le privilège de lire cette revue ou de participer à sa rédaction, quel sens donnons-nous à notre vie ? Et si nous lui donnons le sens le plus élevé, honnêtement, est-ce que nos comportements, nos pensées, nos émotions sont au diapason de ce but à chaque instant ? … 

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A la recherche de la vérité

Richard Welter 

Pour une recherche scientifique au meilleur niveau 

Pratiquer la recherche scientifique est une chose admirable. Cette pratique peut être l’aboutissement d’un long périple personnel et universitaire. Elle est, je l’espère pour beaucoup, la concrétisation d’une aspiration, celle qui fixe comme sens à la vie la recherche de la réalité. Cette “vocation” peut apparaître tôt dans la vie d’un individu, ou plus tard pour d’autres. 

Dans ce court texte, je fais l’hypothèse que cette aspiration existe ou a existé pour chaque chercheur. Peu nous importe maintenant de connaître l’origine de cette aspiration. Ce qui nous intéresse ici est de comprendre comment cette “vocation” agit concrètement en chacun et ce que cela implique, du point de vue du chercheur d’abord, de son positionnement par rapport à la vie, de son obligation “morale” éventuelle, et ensuite du point de vue de la recherche scientifique elle-même. … 

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Science et religion

Jean Kovalevsky 

Pour une synthèse de leurs richesses spirituelles et intellectuelles 

Interpénétration de la science et de la religion 

Une position très fréquemment prise est la suivante : à chacun son métier et les vaches seront bien gardées : laissons à la science le soin de dévoiler le “comment” des phénomènes naturels, et que la philosophie ou la religion réfléchissent sur leur “pourquoi”. C’est net, mais bien simpliste, puisque les deux s’intéressent au même monde… un dialogue doit s’instaurer en vue de rechercher une réponse synthétique à certaines questions fondamentales communes. De même qu’il n’est pas possible de répondre à la question du pourquoi sans connaître le comment, inversement, une vision globale du monde ne peut se passer d’une interprétation philosophique explicite ou implicite des grands problèmes qui se posent à l’esprit. Donnons quelques exemples…. 

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L’écologie : une science holiste

Patrick Zimmer 

L’écologie selon T. Goldsmith

L’écologie est une science très récente, mais elle révolutionne la vision du monde vivant. Le texte qui suit reprend les grandes idées d’Edouard (Teddy) Goldsmith, connu comme intellectuel et militant, philosophe environnementaliste, co-fondateur de l’écologie politique et père de The Ecologist, revue-phare de la pensée écologiste internationale. 

Survol historique 

Selon Goldsmith donc, l’écologie s’est constituée en discipline académique à la fin du 19e siècle, suite à des observations de biologistes, selon lesquelles les organismes vivants ne se distribuaient pas au hasard mais s’organisaient, au contraire, en “communautés” ou en “associations”, dont la structure et le fonctionnement ne pouvaient pas se déduire de l’examen des parties isolées. Cette discipline a été définie alors comme “science des communautés” par F. Clements et V. Shelford, deux précurseurs américains. L’écologie à ses débuts s’occupait de groupes entiers, c’était une science “holiste”…. 

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Faire sens de son couple

Yvon Dallaire

 

 Corps et sexe, mais aussi cœur et esprit… et surtout cerveau ! 

La vie en couple ne fit son apparition qu’au passage de la vie nomade, basée sur la chasse et la cueillette, à la vie sédentaire, basée sur l’agriculture, il y a seulement un peu plus de 10000 ans. Depuis trois millions d’années, l’humain vivait comme la majorité des espèces animales, en polygame, au vu et au su de tous ou, selon l’anthropologue Helen Fisher, à l’abri de buissons, à l’occasion de rencontres éphémères, sans même faire de rapport entre l’acte sexuel et la grossesse. Ce n’est que lorsque cette relation fut découverte que les hommes ont commencé à exiger la fidélité des femmes afin de s’assurer que leur force de travail soit investie pour leur progéniture et non pour celle de n’importe quel autre homme et pour préserver la transmission du patrimoine acquis. L’exclusivité sexuelle fut aussi exigée, à la Renaissance, par les institutions religieuses et médicales pour essayer d’enrayer les pandémies de maladies vénériennes. L’amour chevaleresque et le romantisme contribuèrent, de plus, à mettre en avant la fidélité comme gage d’amour. La fidélité est donc un comportement relativement récent dans notre Histoire. … 

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Le mensonge de la publicité

Jacques Neyrinck 

Le mensonge de la publicité

 

 ou comment notre société du “tout à l’ego” crée toujours plus de besoins artificiels et de désirs insatiables… 

 

Le droit de mentir 

Aux dernières nouvelles, nous vivons dans une société de l’information. Celle-ci, qui court sur les ondes, qui s’imprime, qui s’étudie, qui s’enregistre, constitue le système nerveux d’une planète désormais unifiée. Cette information reflète notre culte de la réalité et de la rationalité. Nous ne nous satisfaisons plus de fables, de légendes et de mythes. Nous sommes devenus pragmatiques parce que nous sommes bien informés, et nous sommes efficaces, productifs et compétitifs parce que nous sommes pragmatiques. 

Les prévisions exactes de la météorologie permettent aux agriculteurs de gérer au mieux leurs récoltes et aux citadins d’organiser leurs week-ends : il ne vient plus à l’idée de personne qu’il vaille la peine de prier pour obtenir de la pluie ou du soleil ; un coup d’œil sur la photo de l’atmosphère prise par satellite vaut bien mieux. La Bourse frémit à la moindre miette d’information sur Microsoft : une remarque tombée des lèvres de Bill Gates entraîne le transfert de millions de dollars. Les journalistes enquêtent, parfois au risque de leur vie, sur les conflits, les génocides, les famines. Les kiosques, les librairies, les bibliothèques regorgent d’informations….

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