Le numero de l’automne, “CHOISIR D’AIMER”

Chers lecteurs,

 

Ce numéro a été conçu en partenariat avec les journées organisées dans le cadre d’INSPIR 07, qui a eu lieu en Alsace fin septembre, autour de la thématique de choisie pour cet automne. Cet événement a accueilli nombre d’intervenants de qualité : Jean Marie PELT, Ennéa Tess GRIFFITH, Coline d’AUBRET, Brigitte LAHAIE, France de BOIS CENTI, Isabelle FILLIOZAT, Paule SALOMON,  Jean Marc GOVERNATORI, Dr Martine GARDENAL, Dr Clara NAUDI, Roger BICHELBERGER, Gérard VERRET… que vous retrouverez pour la plupart dans les colonnes de ce numéro.

Avec nos deux derniers numéros, le n°25 sur les constellations familiales et le n°26 sur les médecines alternatives, nos ventes ont augmenté de 20 %. Il semble donc que notre revue apporte un début de réponse aux interrogations des chercheurs habités de vraies questions de fond. Si nous en croyons aussi les témoignages qui nous arrivent, nous avons l’impression qu’un tournant dans les mentalités se profile. Rien ne vient plus arrêter la vague de ceux qui veulent comprendre, découvrir et expérimenter les approches dites “holistiques” destinées au mieux-être, au mieux vivre de l’être humain.

Ce numéro vient donc à point nommé parler de l’amour : libre de choisir, choisir d’aimer. Un mot des millions de fois prononcé, des millions de fois bafoué, mais qui correspond à une quête permanente au cœur de nos vies, entre notre premier et notre dernier souffle. Nous n’avons pas voulu faire de réponses faciles. Comment pourraient-elles l’être ? L’amour ne se laisse pas cerner en quelques mots. Tout au plus en avons-nous parfois le parfum, ou les parfums ? Mais vous en découvrirez ici quelques versions parfois inattendues. Merci à tous ceux qui ont participé à ce dossier en nous offrant leurs témoignages, leurs réflexions, leur questionnement, leur approche philosophique et spirituelle : tous élèvent le débat au plus haut niveau, c’est en tout cas ce que nous espérons ! Dans leurs articles, vous lirez à diverses reprises le mot “respect” : celui qu’on doit à ses parents, à ses aînés, à tous ceux qui nous ont précédés et à qui nous devons tout ce que nous sommes et tout ce que nous avons…, mais aussi respect de la Terre, dont nous sommes les enfants bien imparfaits !

Nous comprendrons peut-être, au fil des pages, que rien n’échappe à l’amour, qu’il est partout, en tout et pour tout. Gageons qu’il nous restera, en refermant les pages de ce numéro, comme un parfum qui nous poussera à chercher l’amour sans cesse, comme une nostalgie pour cet Amour qui nous dépasse et qu’on cherche à approcher à travers nos amours humaines.

Par ailleurs, il semble acquis qu’amour et liberté ne riment pas toujours dans notre vie “ordinaire” et que c’est là plutôt un défi à relever, un mariage intérieur à réaliser après un processus de transformation qui se fera naturellement, si nous nous attelons à l’ouvrage avec constance et beaucoup de motivation.

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Les ordres de l’amour

dans les constellations familiales selon Bert Hellinger

Constanze Potschka-Lang

directrice de l’institut Arte Systemica

Dr Mathias Engel

pédopsychiatre


Bert Hellinger a introduit au début des années 90 le concept des “ordres de l’amour”. Il s’appuie pour développer sa méthode sur l’appréhension des phénomènes qui surgissent au cours des constellations et ne s’appuie donc sur aucune théorie…

Si l’on observe bien ce qui se passe lors de constellations conduites par des animateurs expérimentés, ouverts et attentifs, on reconnaîtra, malgré des différences de style, une trame commune pour ce qui concerne la mise en lumière des intrications.

La répétitivité de certains phénomènes a créé la nécessité de les nommer et c’est de ces observations, purement issues de la pratique, que sont nés les ordres de l’amour.

Hellinger parle d’un ordre prédéfini (Hellinger 2002, p.47) qu’il décrit comme “… le respect d’un ordre de l’amour supérieur ; [un amour] qui ne confond pas destin personnel et destin d’autrui et nous enjoint de nous soumettre avec humilité à notre propre destin.”

Ces ordres semblent donc liés à la notion d’humilité. On pourrait peut-être définir l’humilité par la célèbre petite phrase de Bert Hellinger : “Reconnais ce qui est”. De toute façon, nous n’avons pas d’autre choix que de nous soumettre à notre destin. Paradoxalement, “reconnaître” nous rend notre liberté d’action car alors, au lieu de nous battre vainement contre des moulins à vent, nous agissons sur une base réaliste et clairement définie.

Les concepts d’humilité et d’ordre peuvent nous paraître quelque peu conservateurs, voire réactionnaires ou fondamentalistes, du moins ne les trouve-t-on plus que rarement utilisés dans la pensée et le langage actuels. Après un siècle de tendances anti-autoritaires, de velléités de libération en tout genre et d’”accomplissement de soi” à tout prix, nous sommes sous le règne du slogan : “Je fais ce que je veux et tout m’est dû, quoi qu’il en coûte…”.

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Neuf façons d’aimer

L’amour et les ennéatypes… avec humour !


France de Bois Centi

formatrice en relations humaines


C’est à travers la typologie de l’énnéagramme que nous allons illustrer ces “9 façons d’aimer”. Afin de prendre un peu de distance avec un brin d’humour. Chacun pourra ainsi se retrouver dans quelques descriptions significatives et découvrir ce qui le rend “aimable” ou “difficile à aimer” au quotidien.


Vous êtes un ennéatype 1

le perfectionniste

Vous considérez que l’amour se prouve par d’infimes détails : la ponctualité, la mémoire des noms, une bonne façon qu’on a de vous présenter aux amis, l’amour du détail… Vous aimez qu’on vous montre du respect, afin de ne pas perdre la face devant les autres. Vous aimez les compliments pour votre sérieux, vos efforts, votre sens de l’économie. Vous aimez qu’on vous comprenne et même qu’on devine ce que vous n’osez pas dire. Les bons sentiments, la générosité sont pour vous des valeurs sûres. Vous n’aimez pas les sous-entendus que vous interprétez souvent mal : “Tu es ravissante” peut être interprété comme “J’étais donc moche la dernière fois”. Les reproches, surtout imprévus, même les plus petits, sont assimilés à des pièges : “Tu n’as pas fini” devient “Dis tout de suite que je suis lent”. Vous souffrez des erreurs de ceux que vous aimez et voulez les réparer très vite, car cela vous culpabilise, même si vous n’en êtes pas responsable.

L’originalité vous manque et vous fait peur, même si vous en rêvez secrètement avec un rien de culpabilité. Vous vous méfiez de l’humour, surtout sur votre dos. Vous savez être tendre et imprévisible dans l’intimité, et votre fidélité est à toute épreuve, mais vous n’avez pas le sens des nuances et votre vision caricaturale de l’amour, vos exigences, peuvent faire peur tout comme elles peuvent rassurer votre partenaire.

Allez, un peu de légèreté ne peut pas faire de mal de temps en temps ! L’amour est une affaire sérieuse qui demande beaucoup de souplesse et d’adaptabilité pour durer longtemps !..

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Voyage de l’âme à travers les vies

Le retour à l’Amour

ou le voyage de l’essence à travers les âmes


Selim Aïssel

Maître de la 4e Voie

Dans toutes les traditions véritables, on représente le voyage de l’essence à travers la vie (un voyage intérieur, puisqu’à partir du moment où elle prend contact avec le corps physique, elle est prisonnière de ce corps) par un schéma qu’en réalité, seul celui qui a fait ce voyage peut réellement comprendre.


La formation

de la personnalité

Nous considérerons qu’à la naissance, une essence de nature supérieure entre dans la sphère terrestre en s’introduisant dans le corps physique de l’être humain, un corps composé d’un centre physique, d’un centre émotionnel et d’un centre intellectuel. Une fois entrée dans le corps physique, l’essence connaît rapidement une deuxième étape de développement, celle de la formation de la personnalité. Cette personnalité, qui est faite essentiellement de notre caractère, notre tempérament, notre façon de ressentir et de penser, est formée par tous les conditionnements, bons ou mauvais, que nous avons subis, ou contre lesquels nous avons réagi, parfois même quand ils étaient bons…

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De la haine à l’amour

Le principe des niveaux d’être : une réalité objective

Idris Lahore

philosophe

Cet article est basé sur les travaux du docteur D.R. Hawkins, selon lequel le niveau de conscience n°1 relève seulement de la lutte pour la vie, ou la survie. Selon Hawkins, 85% des êtres humains se situent à ce premier niveau, ce qui explique les malheurs et les souffrances de l’humanité, coupée du niveau de l’amour…

 

Chacun comprend qu’une action motivée par la haine n’est pas aussi belle qu’une action motivée par l’amour, et que l’une et l’autre engendrent des situations et des conséquences différentes. On peut ainsi classer, sur une échelle allant des plus basses aux plus élevées, les pensées et émotions qui motivent les actions des êtres humains.

Certains êtres humains, même s’ils agissent encore à partir de leur égoïsme, de leur vanité, de leur peur, aspirent à agir un jour à partir de motivations plus élevées. Parmi eux, certains cherchent à mettre en pratique ce à quoi ils aspirent : ils voient leurs faiblesses, leurs défauts, leurs émotions négatives, veulent s’en libérer et s’efforcent vraiment, avec discipline, volonté, détermination, d’accéder à un niveau d’être qu’ils ont reconnu comme supérieur. Certains autres encore n’agissent jamais à partir du niveau le plus bas et incarnent toujours davantage des qualités élevées. ..

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L’abandon à la force

Oublier ce qu’on a appris

et se relier aux mouvements profonds de sa propre âme

Adjita Djeemash

Maître de la 5e Voie

 

 

Gestuelle de l’âme

Un problème, de quelque nature qu’il soit, ne peut pas venir de l’amour, puisqu’il signifie qu’on reste accroché quelque part. Or l’amour ne reste pas accroché, il coule, il n’y a donc pas de problème et pas de “Je dois… je ne dois pas”, ni de “Est-ce que c’est bien ? Est-ce que ce n’est pas bien ?”. Lorsqu’on a la chance de voir son problème exprimé à l’extérieur par une gestuelle, par une image en mouvement, comme lors des constellations familiales et des représentations euphoniques, on entre en relation directe avec ce mouvement profond de l’âme avec lequel on n’était pas en contact. Le problème est mis en lumière, il entre à nouveau en soi de l’extérieur. On a un point de vue différent qui peut donner un nouvel élan à l’âme. Parce qu’il y a un autre aspect : on a vu, mais que va-t-on faire de ce qu’on a vu ? A-t-on la force de lâcher ce à quoi on s’accroche ?…

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L’amour véritable

De l’amour courtois d’autrefois

à l’amour spirituel

Selim Aïssel,

Maître de la 4e Voie



Le chemin du cœur

On dit que les enseignements spirituels sont les chemins du cœur. Le chemin que j’enseigne passe par la purification du centre émotionnel inférieur, qui permet de donner naissance au centre émotionnel supérieur : voilà ce qu’il faut viser avant tout. Le reste, tout ce que nous faisons et apprenons, ne sont que les moyens pour y arriver.

Nous dessinons toujours l’être humain avec son centre intellectuel inférieur, son centre émotionnel inférieur et son centre physique (instincts, mouvement, centre sexuel) : le but est de purifier le centre émotionnel inférieur, pour qu’il y ait à nouveau de la place pour ce qui est notre véritable source, pour que nous puissions être remplis de ce qui est l’origine de notre être, ce débordement d’amour de Dieu. Et de quoi est plein notre centre émotionnel inférieur ? De toutes sortes de choses, et de si peu d’amour. De combien d’amour sommes-nous capables ? Si peu. Savons-nous même ce qu’est l’amour, en réalité ? On pourrait dire que l’amour est la substance ou l’énergie qui nous a créés, et à sa place, qu’avons-nous mis dans notre centre émotionnel, notre cœur ? Autre chose…

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L’amour de la mère

Se réconcilier avec sa mère est pour chacun

le passage obligé du retour vers l’amour véritable

 

Coline d’Aubret

formatrice de médiateurs en systémie

 

 

L’amour des mères

Auditrice : Il y a une dizaine de jours, je suis allée voir mes parents et j’observais ma mère qui était un peu agitée, un peu négative, un peu chaotique. Quelques jours après, j’étais moi-même dans
cet état.

Moi, quand je regardais ma mère, ce n’est pas ce que je voyais. Tout le monde n’a pas la chance d’avoir une mère comme celle que je vais vous décrire, mais à un endroit, cela y ressemble quand même. Quand je regardais ma mère, je voyais tout l’amour, tout le dévouement, tout le temps, qu’elle avait donnés pour moi, toute la souffrance qu’elle avait vécue pour moi, et je trouvais cette femme admirable, ce qui ne m’empêchait pas de voir ses défauts et tous les autres problèmes de sa vie. Ma mère a séjourné dans des camps de concentration nazis, elle m’en parlait parfois et je me souviens lui avoir demandé si ces camps avaient été la plus grande souffrance de sa vie. Elle avait répondu non, en ajoutant : “La plus grande souffrance de ma vie, c’est quand l’un de mes enfants souffre…”. Voilà la réalité que vivent les mères, toutes les mères et qu’elles arrivent ou non à le dire ou même le penser et le ressentir n’est pas vraiment important. Cet amour est une réalité pour l’âme d’une mère. Même si elle a rejeté ses enfants, sa souffrance est la souffrance de son âme. Quand on sait qu’il en est ainsi dans l’âme des mères, on change d’attitude, on se dit qu’on peut arrêter de s’infliger des souffrances à soi-même, et de lui en infliger à elle, avec ses reproches, ses regrets, ses colères, ses insatisfactions à propos de tout ce qu’on aurait voulu qu’elle fasse ou ne fasse pas. On commence à la regarder pour ce qu’elle nous a donné, et pas pour ce qu’elle n’a pas pu nous donner…

 

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Champs de forces relationnels

Sortir de soi pour entrer dans ce qui est plus grand que soi

Ennea Tess Griffith

formatrice de médiateurs en systémie

 

Le petit est dans le grand

Lorsque nous parlons de champs de forces, nous considérons qu’il n’y a pas une force, mais de nombreuses forces, ou plus précisément, de nombreux mouvements de cette force que certains appellent Dieu, d’autres l’amour, la conscience, l’âme, l’esprit, l’ange, l’énergie… Cette force se manifestant à des niveaux différents, elle a des mouvements différents. De plus, contrairement à une erreur communément répandue, on n’a pas la force : l’avoir signifierait que cette force se trouve en nous alors qu’en réalité, nous sommes en elle (cf. l’histoire de la conscience dans notre numéro XX) et ses mouvements nous traversent. Sans la force, notre corps physique est inanimé (étymologiquement “sans âme”) : un mouvement de la force traverse notre corps et lui donne vie, un autre lui donne des émotions, un autre encore lui permet de penser. De nombreux mouvements de la force ou de l’âme traversent l’être humain. Les gens imaginent que leur âme est à l’intérieur d’eux quand ce sont eux qui sont dans leur âme. L’idée qu’on possède une âme à l’intérieur de soi est simplement l’indication d’une méconnaissance de la réalité : nous sommes dans notre âme et cette âme n’est pas limitée par l’espace comme notre corps physique.

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Amour et humanitaire

Qu’est-ce qui motive vraiment un engagement

au profit des plus démunis ?

Elisabeth Matz

directrice de “L’ami du Vent”,

association humanitaire

 

 

“Les mains qui aident

sont plus sacrées que celles qui prient.”

 

Qu’est-ce que l’humanitaire ?

La définition de l’humanitaire de Romy Brauman, ancien président de Médecins sans Frontières, est communément admise : l’action humanitaire est celle qui vise, sans aucune discrimination et avec des moyens pacifiques, à préserver la vie dans le respect de la dignité et à restaurer l’homme dans ses capacités de choix.Luc Ferry, philosophe, pense que l’action humanitaire “laïque” est une notion récente qui témoigne de la divinisation de l’humain, considéré comme sacré en tant que tel, au point de primer parfois sur la sacro-sainte souveraineté des Etats. L’humanitaire pourrait se résumer ainsi : “Ne laisse pas faire aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse” et se situe dans la droite ligne de la philosophie contemporaine qui place l’expérience d’autrui au cœur de la conscience morale. Jamais peut-être n’a été aussi grande qu’aujourd’hui la conscience de la responsabilité de chacun vis-à-vis des autres, dont on comprend qu’ils sont nos alter ego au-delà de toute appartenance ethnique, religieuse ou culturelle. C’est ainsi qu’en France, derrière plusieurs grands noms médiatisés, des centaines de milliers de bénévoles travaillent dans des organisations caritatives.

Humanitaire ? La notion fut longtemps floue dans mon esprit mêlant : des chevaliers des temps modernes envoyés vers les points sensibles de la planète pour venir en aide dans les régions sinistrées par la guerre ou les catastrophes naturelles… un corps médical intervenant pour combattre les épidémies et lutter contre la famine… des logisticiens pour reconstruire des infrastructures, assurer l’accès à l’eau potable… des “casques bleus” pour maintenir la paix toujours fragile… des chauffeurs routiers pourfendant la mappemonde pour transporter nourriture, médicaments, couvertures et abris provisoires aux plus démunis… des psychologues et juristes pour protéger les enfants contre la prostitution et le travail forcé… des enseignants et des techniciens pour transmettre des compétences…

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Le meilleur des remèdes : l’amour

Scientifiquement prouvé !

 

 

Dr Clara Naudi

Un remède souverain

L’amour, remède souverain, n’est pas réservé aux princes tombés en langueur amoureuse. Les recherches les plus récentes dans le domaine des sciences biomédicales permettent de valider la provocante affirmation de Paracelse. Ces recherches démontrent que toute maladie est due à un manque d’amour et que nulle guérison véritable ne peut se faire en dehors de l’amour. Examinons tout d’abord comment l’être humain se maintient en bonne santé, c’est-à-dire comment il parvient à vivre, à s’adapter en permanence à un environnement changeant, comment ses organes fonctionnent si bien qu’il n’en a pas conscience, comment il n’a ni douleur, ni limitation physique, comment il peut rester joyeux et serein malgré les aléas de la vie, comment sa pensée est claire, comment il a de l’estime pour lui-même et pour les autres, comment il est intéressé par le bien commun et le respect de la terre, et même comment il réalise ses aspirations spirituelles.

Peut-être vous êtes-vous reconnu dans l’un ou l’autre (ou l’ensemble) de ces niveaux de la santé, c’est-à-dire de l’équilibre ?…

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Rika ZaraÏ

Une femme passionnée au service de l’amour

Interview Coline d’Aubret

 

Je crois en l’homme

J’ai de vous l’image de la passion, de quelqu’un qui sait se défendre dans des moments difficiles… mais je vous laisse la liberté de parler de ce qui vous importe le plus dans la vie…

Je confirme que je suis une passionnée, en effet. Ma conviction de base est que nous sommes nés bons, que nous sommes capables de bonté, capables d’idées et d’actions positives. Nous sommes cabossés par nos parents et par la vie et c’est ce qui nous empêche d’être ce que nous étions programmés d’être au départ, mais je crois en l’homme d’une façon inébranlable, même quand je vois les pires criminels. Pour moi, Hitler enfant était destiné à être quelqu’un d’aimant et aimable, mais les circonstances l’ont transformé en monstre, et j’ai le même sentiment envers tous les tyrans qui ont martyrisé des millions d’hommes, Staline, Ceausescu… Leur exemple n’ébranle pas ma confiance première en l’homme. L’homme, par sa construction, par sa nature, est né pour l’amour. Quand il reçoit suffisamment d’amour, pas un amour étouffant, pas un amour étranglant, mais un amour suffisant pour donner la confiance et construire le nouvel être humain, l’enfant - sauf cas vraiment exceptionnel - ne se tournera pas vers la violence, ne se tournera pas vers le mal-être, ni vers le mépris des autres…

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L’amour toujours ?

Isabelle Filliozat

psychothérapeute

 

Physiologie de l’état amoureux

Les modalités et les conditions des rencontres sont variées. Mais une chose reste semblable, parce que physiologique… l’état amoureux. Le coup de foudre, la passion, sont des états physiologiques tout autant que psychologiques. Les scientifiques nous expliquent que l’état amoureux est similaire à celui obtenu sous amphétamines. Les circuits nerveux sont saturés d’endorphines, ces molécules proches de la morphine sécrétées dans nos cerveaux. L’adrénaline stimule l’excitation sexuelle, le temps de la passion est très sexuel. Ivres de désir, on peut faire l’amour dix, vingt fois par jour, rester ensemble au lit soixante-douze heures d’affilée… A long terme, l’hypophyse est saturée d’adrénaline, la libido chute, les envies compulsives des premiers jours s’apaisent. Certains ne supportent pas cette diminution et changent de partenaire pour revivre l’excitation forte des premiers temps. Véritables drogués de l’amour, ils ont besoin sans cesse de nouveaux partenaires.

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Pour le meilleur et pour le pire

Défense et illustration d’une sensualité heureuse,qui n’exclut pas la spiritualité inhérente à l’amour

Brigitte Lahaie

auteur et animatrice sur RMC

 

Amour et désir

Je serais bien incapable de donner une définition précise de l’amour. Qu’est-ce que l’amour véritable ? Existe-t-il seulement ? Il semble ne pas se concevoir, mais juste se vivre. Aucun mot n’a été aussi galvaudé que celui-là. Quand on parle d’amour entre deux êtres, la confusion entre “sexe”, “plaisir” et “affection” est fréquente.

“Je t’aime”, “J’ai envie de toi” : ces phrases ont-elles la même signification ? Je les ai souvent entendu prononcer indifféremment par un homme qui me jurait par la même occasion ne pas pouvoir vivre sans moi. Il paraît inconcevable d’aimer sans désir et pourtant, il m’arrive de penser à des amis avec des sentiments proches de l’état amoureux, sans pour autant les souhaiter dans mon lit…

On ne peut pas faire une distinction radicale entre le sexe et l’amour. Une relation érotique même fugace, si elle est l’occasion d’un plaisir vif et partagé, n’est pas anodine. L’attitude parfois détachée de l’un ou l’autre des partenaires est alors uniquement défensive, arborée par peur de s’investir ou d’être abandonné.

Néanmoins, des actes physiques trop répétés et détournés du contexte affectif peuvent devenir dangereux pour la personne qui les pratique. J’ai ainsi appris à reconsidérer l’acte sexuel. Cette étude m’a demandé un véritable travail intérieur. Lorsqu’on a impunément “joué à jouir” avec son corps, utilisé le sexe pour exister et gagner de l’argent, il est nécessaire de passer ensuite par une phase de “réparation” ou, pour être plus précis, de “réévaluation”.

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L’amour dans la littérature

Roger Bichelberger

écrivain

Peut-on parler d’amour dans la littérature ?

Peut-on parler d’amour dans la littérature ?Bien sûr. Pour la simple raison que l’amour, dans ses acceptions les plus diverses, y est omniprésent. Nous pourrions remonter loin, très loin pour vérifier cela. Contentons-nous de citer la Bible et le Cantique des cantiques : quel plus beau chant d’amour que celui-là ? Si nous survolons les siècles, nous pourrions évoquer Le Roman de la Rose, des couples célèbres tels Aucassin et Nicolette, Tristan et Yseult, Roméo et Juliette, l’Alighieri (Dante) et sa Béatrice. Il nous faudrait citer encore les Amours de Ronsard, presque tout le théâtre de Racine, les poètes romantiques, Sand, Baudelaire… Et, plus près de nous, un Jacques de Bourbon Busset, par exemple, pour qui “l’amour prouve Dieu”.POUR LIRE LA SUITE DE CET ARTICLE, SE PROCURER LA REUVUE N° 27

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