Neuf façons d’aimer

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L’amour et les ennéatypes… avec humour !


France de Bois Centi

formatrice en relations humaines


C’est à travers la typologie de l’énnéagramme que nous allons illustrer ces “9 façons d’aimer”. Afin de prendre un peu de distance avec un brin d’humour. Chacun pourra ainsi se retrouver dans quelques descriptions significatives et découvrir ce qui le rend “aimable” ou “difficile à aimer” au quotidien.


Vous êtes un ennéatype 1

le perfectionniste

Vous considérez que l’amour se prouve par d’infimes détails : la ponctualité, la mémoire des noms, une bonne façon qu’on a de vous présenter aux amis, l’amour du détail… Vous aimez qu’on vous montre du respect, afin de ne pas perdre la face devant les autres. Vous aimez les compliments pour votre sérieux, vos efforts, votre sens de l’économie. Vous aimez qu’on vous comprenne et même qu’on devine ce que vous n’osez pas dire. Les bons sentiments, la générosité sont pour vous des valeurs sûres. Vous n’aimez pas les sous-entendus que vous interprétez souvent mal : “Tu es ravissante” peut être interprété comme “J’étais donc moche la dernière fois”. Les reproches, surtout imprévus, même les plus petits, sont assimilés à des pièges : “Tu n’as pas fini” devient “Dis tout de suite que je suis lent”. Vous souffrez des erreurs de ceux que vous aimez et voulez les réparer très vite, car cela vous culpabilise, même si vous n’en êtes pas responsable.

L’originalité vous manque et vous fait peur, même si vous en rêvez secrètement avec un rien de culpabilité. Vous vous méfiez de l’humour, surtout sur votre dos. Vous savez être tendre et imprévisible dans l’intimité, et votre fidélité est à toute épreuve, mais vous n’avez pas le sens des nuances et votre vision caricaturale de l’amour, vos exigences, peuvent faire peur tout comme elles peuvent rassurer votre partenaire.

Allez, un peu de légèreté ne peut pas faire de mal de temps en temps ! L’amour est une affaire sérieuse qui demande beaucoup de souplesse et d’adaptabilité pour durer longtemps !..

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Constellation structurelle

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sc_25-36.jpgLa négation du tétralemme adaptée d’Isa Sparrer et Mathias Varga von Kibed

Idris Lahore,

Philosophe

Une constellation est dite “structurelle” lorsqu’elle est orientée vers la solution et lorsque le médiateur met en représentation une structure préexistante, comme il en existe une cinquantaine. Parmi elles, “catuscoti” (mot sanscrit) que Sparrer et von Kibed appellent la “négation du tétralemme” et qu’Idris Lahore nomme représentation euphonique avec l’énnéagramme Neti Neti. Nous expliquerons ces différents termes ci-dessous. Cette technique de constellation structurelle peut s’appliquer chaque fois que le client présente une problématique de choix : il a des difficultés à choisir entre une solution et une autre, ou entre plusieurs solutions. Dans la “négation du tétralemme”, sont mis en place les représentants suivants :1. Le “focus”, c’est-à-dire le représentant du demandeur.2. “La première solution”.3. “La deuxième solution”.4. “Les deux solutions”. La personne choisie peut représenter soit “les deux solutions”, soit “toutes les solutions” ou mieux encore : “tout cela”. Elle représente une possibilité, non envisagée par le demandeur, que “l’un” n’exclue pas “l’autre”. Il y a peut-être entre les deux choix possibles des points communs, et même un lien, que le client n’a pas perçu jusqu’à présent.5. “Aucune des deux” ou, s’il y a plus de deux choix, “rien de tout cela”. “Aucun des deux” indique qu’il existe peut-être un autre élément ou encore une autre solution qui n’a pas été perçue par le demandeur.

6. “Neti Neti” : ni la première solution, ni la deuxième, ni les deux, ni aucune des deux, ni rien de tout cela, et pas même autre chose…

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Les origines de la systémique

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sc_25-4.jpgKarin Reuterdirectrice de l’Institut Hoffman France

L’approche de l’être humain a connu une révolution plus importante qu’on ne le croit depuis quelques dizaines d’années avec la systémique. Cette approche est apparue aux Etats-Unis avec les travaux de l’anthropologue Gregory Bateson qui ont inspiré ceux de l’école de Palo Alto. Au Chili, c’est Oscar Ichazo, spécialiste de l’énnéagramme, qui a formulé le plus clairement les lois présidant aux différentes logiques de pensée, dont la logique d’unité sous-jacente à la systémique. Enfin, elle a été introduite en France par les travaux d’Edgar Morin sur la pensée complexe, ceux de Jean-Louis Le Moigne avec sa “Théorie générale des systèmes” et de Joël de Rosnay avec “Le macroscope”. De tous côtés, on a ainsi vu apparaître une nouvelle approche interdisciplinaire en laquelle beaucoup ont vu un changement de paradigme, et qui est venue bouleverser entre autres la démarche clinique en psychologie.

Jusqu’aux années 1950, ont prévalu les thérapies traditionnelles centrées sur l’individu : psychanalyse, bioénergie, thérapies comportementales et humanistes. Sans préjuger de la valeur ni de l’efficacité d’ailleurs variable de ces démarches, elles partent toutes du postulat que, à un moment ou un autre, quelque chose s’est bloqué dans la construction de l’identité individuelle et que l’on peut libérer ce blocage par l’analyse du transfert, la décharge émotionnelle, l’apprentissage de comportements plus adaptés ou le développement du potentiel enfoui. Il était hors de question encore en 1956 de traiter des familles, sinon de façon clandestine. La mise à jour de phénomènes analogues dans tous les systèmes vivants - de la cellule organique à l’économie d’un pays ou même l’écologie de la planète - est venue non pas invalider les approches thérapeutiques antérieures mais les élargir à l’échelle du système familial auquel l’individu appartient. A Palo Alto, dans les faubourgs de San Francisco, le mouvement de thérapie familiale a connu trois époques, liées à trois groupes…

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